Les orages ont été particulièrement violents ces derniers jours dans le sud de la France.
Comment expliquer la fréquence et la violence de ces phénomènes météo au mois de mai ?
Le 20H de TF1 fait le point avec Météo-France et Evelyne Dhéliat.

Des orages de courte durée, mais de très forte intensité, frappent le sud de la France ces derniers jours. Après le Gard et l'Hérault en début de semaine, puis la Haute-Garonne dans la nuit de mercredi à jeudi, c'est la ville de Marseille qui a été touchée jeudi. Les pluies diluviennes ont entraîné des inondations par endroits et provoqué d'importants dégâts, à cause de la grêle. Comment expliquer la fréquence et la violence de ces orages si tôt dans l'année ? Éléments de réponse dans le reportage vidéo du 20H de TF1 qui accompagne cet article. 

Arrivent-ils précocement dans l'année ?

Non, selon les spécialistes. Même s’ils sont plus nombreux pendant l'été, les orages de printemps n’ont rien d'exceptionnel, bien au contraire. "Le sol commence à se réchauffer. Le Soleil est plus haut et brille plus longtemps, donc ça apporte plus d’énergie. Lorsqu’on a un peu d’air froid d’altitude, l’instabilité se crée et c’est là que les nuages d’orages naissent", explique à TF1, Mathieu Sorel, climatologue chez Météo-France.

Pourquoi sont-ils très localisés ?

Ces épisodes orageux sont causés par une proche d'air froid en haute altitude, ce qu'on appelle une "goutte froide". Au contact de l’air chaud, cela provoque un orage de pluie et plus rarement de grêle qui va toucher une petite surface, à peine quelques kilomètres carrés. Au lieu de traverser le pays classiquement, les nuages sont attirés par cette goutte froide, s'enroulent autour d'elle et font un peu du surplace. D'où la fréquence de ces orages depuis quelques jours.

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Est-ce une bonne nouvelle pour les sols ?

Pas vraiment, d'autant que ces orages ont provoqué de gros dégâts sur les cultures et des inondations par endroits. "Ces pluies sont arrivées sur des sols secs, et donc qui ne sont pas du tout perméables. Et c’est pour ça qu’une petite quantité seulement arrive à pénétrer dans le sol. Et d’autant plus si ces pluies sont extrêmement fortes, car le reste n’a pas le temps de pénétrer dans le sol, et c’est pour ça que ça crée des inondations", explique Evelyne Dhéliat, cheffe du service météo de TF1-LCI. Ces pluies ne règlent donc pas le problème de la sécheresse, car elles ne suffisent pas à remplir les nappes phréatiques.


La rédaction de TF1info | Reportage vidéo Laura Adda et Delphine Riquois.

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