La France face à une sécheresse majeure

VIDÉO - Il vend une partie de ses vaches pour nourrir les autres : le témoigne crève-cœur d'un agriculteur

TF1 | Reportage Perrine Mislanghe, Jean-Marc Lucas
Publié le 20 septembre 2022 à 15h02
JT Perso

Source : JT 13h Semaine

La sécheresse qui s'éternise est une catastrophe pour les agriculteurs.
Par manque de nourriture pour nourrir ses vaches, un agriculteur de Caylus, dans le Tarn-et-Garonne, se retrouve ainsi contraint d'en vendre une partie.
Il témoigne auprès de TF1.

C'est du jamais-vu depuis qu'il est éleveur. Ce mardi matin, Jacques Bés est contraint de se séparer d'une partie de son troupeau. "Cela fait 37 ans que je suis agriculteur et c'est la première fois que je suis obligé de vendre des animaux pour pouvoir nourrir les autres", explique-t-il. Cinq de ses caches vaches montent dans un camion, direction la boucherie. Une vente précipitée, et à contrecœur, qu'il n'aurait dû effectuer que dans deux ans. "C'est moi qui les fait naître. Je les vois de petit veau à vache adulte, ça fait toujours quelque chose", se désole cet éleveur installé à Caylus, dans le Tarn-et Garonne.

Mais ce professionnel n'a pas le choix. Cet hiver, il ne pourra pas alimenter l'ensemble de son troupeau, par manque de nourriture : à cause de la sécheresse, la récolte de fourrage n'a pas été suffisante. Avec cette vente, il espère réduire ses frais et tenir jusqu'au mois de mars, alors que ses limousines consomment trois ballots de foin par jour. "Vu l'augmentation des coûts de production, on ne peut plus acheter de l'alimentation, assure-t-il. On a déjà des charges qui augmentent depuis quelques années, du coup on se retrouve avec des trésoreries pratiquement à sec, on vit au jour le jour"

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La chaleur de ces derniers jours n'a rien arrangé. Pas une goutte de pluie, pas un seul brin d'herbe à brouter... Dans quelques semaines, Jacques Bés vendra encore quelques vaches, soit une dizaine au total sur un troupeau de 50 bêtes. Le camion n'a pas fini sa tournée, d'autres agriculteurs l'attendent. Dans le Tarn-et-Garonne en quinze ans, plus de 400 éleveurs bovins ont mis la clé sous la porte.


TF1 | Reportage Perrine Mislanghe, Jean-Marc Lucas

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