REPORTAGE - Des coquilles Saint-Jacques ramassées à la main : plongez avec des pêcheurs bretons

par La rédaction de TF1info | Reportage : Tara Lagoutte, Aurélie Janssens
Publié le 10 février 2024 à 13h55

Source : JT 20h WE

Au large des côtes bretonnes, certains pêcheurs ramassent les coquilles Saint-Jacques à la main.
Ils ne sont qu'une vingtaine à pratiquer cette technique, qui changerait tout dans l'assiette.
Une équipe de TF1 les a suivis autour en baie de Saint-Brieuc, dans une eau à 8°C.

Aux premières lueurs du jour, embarquement immédiat pour des pêcheurs-plongeurs, déjà équipés de leurs épaisses combinaisons, comme on le voit dans le reportage de TF1 en tête de cet article. Après une demi-heure de bateau, l'équipe atteint les rochers de l'île de Bréhat. À vingt mètres sous l'eau, ces artisans des mers prélèvent les précieuses coquilles une par une sur les fonds sableux, jusqu'à remplir leurs sacs. Cette méthode douce vient compléter la pêche classique "à la drague", pratiquée par les chalutiers. 

Une technique rare

Manu, Baptiste, et Michaël Villars, patron pêcheur-plongeur de La Valentine, font partie des rares pêcheurs-plongeurs de Saint-Jacques. Alors que les chalutiers peuvent ramener à bord une tonne de coquilles en 45 minutes, eux sont limités à 500 kilos en deux heures.  Une technique de pêche née il y a une vingtaine d'années, que pratiquent seulement 17 navires en France, tous en Bretagne. C'est aussi une pêche très réglementée, avec des horaires définis à la minute près.

Le produit se vend en moyenne 30 % plus cher que la coquille de drague, mais est très prisé par les restaurateurs du "Le Balthazar", à Paimpol. Pour leur plat "carpaccio", la cuisson est aussi chronométrée. En salle, les clients se régalent. Ces coquilles Saint-Jacques sont issues d'une pêche durable, et sont devenues un des symboles de la baie de Saint-Brieuc.


La rédaction de TF1info | Reportage : Tara Lagoutte, Aurélie Janssens

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