Les artisans bouchers adaptent leur rayonnage aux nouvelles habitudes des Français.
Les consommateurs mangent moins de viande, mais sont désormais friands de plats traiteur.

À peine ouvert, Christophe Colasseau, boucher, a déjà beaucoup de travail pour un boucher de campagne, malgré la forte augmentation des prix de ces derniers mois. Par exemple sur l’entrecôte. "Il y a un an, elle était à 28 euros, elle a pris quatre euros en un an", explique le boucher. 

Dans la commune de 2 000 habitants de Séreilhac (Haute-Vienne), il vend un peu moins de viande qu’il y a quelques années, mais maintient son activité grâce à la partie traiteur. En effet, les habitudes ne sont plus les mêmes aujourd’hui. Ce qui n’a pas changé en revanche, c’est l’image des bouchers traditionnels concernant la qualité de leur produit.

Les artisans bouchers sont également réputés pour leurs conseils. "On apprend toujours plein de choses, on échange des recettes aussi", "il sait conseiller sur la quantité et sur la qualité", confient des clientes. La qualité de la viande, contrairement aux idées reçues, ne se limite pas aux morceaux les plus nobles et les plus chers. Se faire plaisir sans trop dépenser, un argument qui devrait rendre les bouchers encore plus sympathiques.


La rédaction de TF1info | Reportage Carlo Parédès, Emmanuel Sarre

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