Les Bons Plans

Poids, parfum, prix... Comment choisir à coup sûr un bon melon ?

Léa Tintillier | Reportage TF1 Cyril Adriaens-Allemand, Olivier Cresta
Publié le 20 juillet 2022 à 10h39
JT Perso

Source : JT 13h WE

Le melon est l'un des produits phares de l'été.
Son succès ne fait pas débat, mais il ne faut pas se tromper au moment du choix.

Dès l'arrivée des beaux jours, il est impossible de le manquer. Il est de tous les marchés. En dessert, comme en entrée, produit star de l'été, le melon s'offre une place de choix sur les étals et dans l'assiette des Français. Nous en consommons quatre kilos en moyenne chaque année. Mais comment choisir à coup sûr un bon melon ?

Huit heures du matin, la récolte a commencé il y a déjà deux heures dans l'exploitation familiale proche de Cavaillon où se rend TF1 dans le reportage en tête de cet article. Comme chaque jour, depuis le mois de juin, Sébastien et sa sœur Cathy ramassent à la main les melons qu'ils repèrent d'un coup d'œil, armés de leur bâton. "Il a une jolie gueule. Et puis, il est lourd. Ça veut dire qu'il est sucré", rapporte Sébastien Perret, producteur de melons de Cavaillon. Le poids est donc un gage de qualité, d'où la nécessité de soupeser les melons avant d'en acheter.

Pour proposer au consommateur un produit savoureux, le taux de sucre est testé. "Celui-ci est à quatorze, c'est bien. Pour un bon melon, il faut qu'il soit au minimum à treize. Tout dépend de la variété des melons", explique une grossiste. 

La variété : un critère important

La variété, voilà un autre critère important. La plus consommée dans l'Hexagone est le charentais jaune, produit dans le Sud et dans l'Ouest du pays. À ne pas confondre avec le charentais vert, cultivé au Maroc et en Espagne, et réputé moins goûtu, car ils sont cueillis plus jeunes pour résister aux transports.

Alors, comment vous y retrouver en rayon ? Nous avons demandé au chef Yannis Lisseri, à Aix-en-Provence, d'en choisir trois dans un supermarché, à des prix différents. Tous sont d'origine française. Le premier nous a coûté 3,99 euros, le deuxième 2,49 euros et enfin le dernier 2,79 euros. Place à la dégustation. Commençons par le melon numéro 1, le plus cher, bio. "C'est très bien, mais je pense qu'il a été choisi avec un manque de maturité", affirme le chef. Peut mieux faire, donc. 

Passons au melon numéro 2, le moins cher, dont le poids paraît satisfaisant. "C'est fondant, c'est sucré, ça a la texture d'un melon mûr. C'est très, très bon", poursuit le chef. Dernier melon au prix intermédiaire, mais au poids léger. Résultat : "Pas mûr du tout, ferme, aucun sucre, aucun intérêt", conclut Yannis. En résumé, le prix ne garantit pas la qualité. Pour éviter les mauvaises surprises, préférez donc un melon lourd et à l'indication géographique protégée. Du Haut-Poitou ou du Quercy par exemple. 

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Fin mai dernier, nous avions demandé l'avis d'un professionnel. Il avait ajouté qu'il fallait regarder la couleur du melon. "Elle doit être verte, tournant jaune", avait-il dit. Vert, le melon serait à sous-maturité et jaune, il serait à sur-maturité. Il doit aussi y avoir une petite craquelure au niveau du pédoncule, avait-il ajouté. Peu calorique et riche en vitamines, cet été, aucune hésitation, nature, en salade ou en gaspacho, le melon est à consommer sans modération.


Léa Tintillier | Reportage TF1 Cyril Adriaens-Allemand, Olivier Cresta

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