Élection présidentielle 2022

Présidentielle : Yannick Jadot assure avoir une chance car "les Français ne suivront pas les sondages"

M.L
Publié le 29 mars 2022 à 10h55
JT Perso

Source : L'Invité Politique

Se montrant déterminé dans la dernière ligne droite, le candidat écologiste à la présidentielle a appelé, sur LCI, à "attendre le 10 avril".
Donné autour de 5% dans les sondages, il a douté de la pertinence de ces études et appelé les électeurs à voter "pour leurs idées, par conviction".

À moins de deux semaines du premier tour, qui se tiendra le 10 avril, Yannick Jadot refuse de s'avouer déjà vaincu, estimant avoir mené jusque-là "une bonne campagne". Donné à 5% d'intentions de vote dans notre sondage rolling, il est devancé par son concurrent de gauche, l'Insoumis Jean-Luc Mélenchon, qui se hisse en troisième homme de l'élection, à 14%. "On verra le 10 avril, les Français et les Françaises voteront, ils ne suivront pas les sondages", a pourtant assuré l'écologiste sur LCI, ce mardi 29 mars, dans l'émission "Quinze jours pour convaincre". "À un moment donné, c'est le peuple qui décide."

Car le candidat EELV doute de la pertinence de ces sondages. "Ça fait longtemps que les électeurs ne les suivent plus, car ils (les sondages) se trompent depuis des années, en particulier sur le vote écologiste", a-t-il critiqué. Selon lui, "si on les avait écoutés, on n'aurait pas gagné une seule mairie" lors des dernières élections municipales, en 2020, au cours desquelles les Verts avaient notamment raflé de nombreuses grandes villes, comme Lyon, Bordeaux, Strasbourg, Poitiers ou Grenoble. En 2019, ils avaient aussi obtenu près de 13,5 % des suffrages aux européennes : "on a été le premier vote chez les jeunes", ce que n'avaient pas prédit les enquêtes d'opinion, a rappelé le député européen. 

"J'appelle les Français et les Françaises à voter pour ce qu'ils trouvent essentiel"

À la question de savoir s'il était "Macron compatible", dans la perspective d'un éventuel échec au second tour, le candidat écologiste a immédiatement répondu "non", refusant de dire par ailleurs s'il était "Mélenchon compatible". "Je suis Jadot compatible", s'est-il défendu, appelant les électeurs à ne pas hésiter à lui donner leur voix au premier tour. "On peut gouverner avec d'autres, on le fait dans des villes et des régions, mais il faut construire un projet aujourd'hui", a-t-il avancé au sujet d'une possible collaboration avec LFI

"On a eu une campagne assez compliquée, confisquée, y compris par un président qui ne veut pas débattre. Est-ce-qu'à un moment donné on peut faire la campagne de premier tour, demander aux Français et Françaises de voter pour leurs idées, par conviction, par construction ?", a poursuivi Yannick Jadot. 

"Ce qu'il y a devant nous, c'est un choix de société : est-ce-que l'on s'empare enfin du climat, de la biodiversité", a-t-il déclaré, avant d'affirmer : "Il n'y a personne d'autre pour faire en sorte que toutes nos politiques publiques soient conditionnées au climat, à la justice sociale, à l'égalité femmes-hommes, qui porte autant sur la jeunesse. (...) J'appelle les Français et les Françaises à voter pour ce qu'ils trouvent essentiel."

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Yannick Jadot a particulièrement insisté sur ses points de divergence avec son concurrent Insoumis, dont il a à nouveau critiqué les positions internationales, notamment au sujet de la politique de Vladimir Poutine, alors que Jean-Luc Mélenchon, favori de la gauche dans les enquêtes d'opinion, appelle depuis plusieurs semaines l'électorat de sa famille politique au "vote efficace" en sa faveur. 

Le candidat EELV s'est déjà vivement opposé à cette rhétorique. "Le vote efficace, le vote utile au premier tour, c’est le vote par conviction, on ne vote pas par défaut", a-t-il asséné lors de son meeting au Zénith, dimanche. Une critique relayée aussi par ses autres rivaux de gauche dans la course à la présidentielle, dont la socialiste Anne Hidalgo et le communiste Fabien Roussel. 


M.L

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