Les élections régionales et départementales 2021

Pour Jean Castex, l'abstention record exprime du "désintérêt" plus que de la "contestation"

MM avec AFP
Publié le 29 juin 2021 à 6h20, mis à jour le 29 juin 2021 à 14h33
Le Premier ministre Jean Castex s'est félicité que le Rassemblement national n'ait pas bénéficié d'un vote contestataire.

Le Premier ministre Jean Castex s'est félicité que le Rassemblement national n'ait pas bénéficié d'un vote contestataire.

Source : Eliot BLONDET / POOL / AFP

RÉGIONALES - Le Premier ministre, Jean Castex, a réagi à l’abstention historique qui a marqué les régionales, lors du bureau exécutif de LaREM lundi 28 juin. Il réfute tout signe de contestation qui aurait pu profiter au Rassemblement national.

"Les Français avaient la tête ailleurs". C’est la conclusion qu’a tirée le Premier ministre, Jean Castex, de l’abstention record observée lors des élections régionales. Lors du bureau exécutif de LaREM, lundi 28 juin, il a estimé que cette abstention n'était pas "contestataire" mais de "désintérêt".

Lors du second tour des élections régionales, dimanche 27 juin, seuls 34,5% des 48 millions d’électeurs sont allés voter. "L'abstention n'a pas été contestataire, le vote a été conservateur. Les Français avaient la tête ailleurs", a estimé Jean Castex. À l’issue de ce scrutin, la majorité présidentielle a enregistré de mauvais résultats en ne gagnant aucune région et en ne récoltant qu’environ 7% des voix.

Au total, LaREM ne compte dans ses rangs que 104 conseillers régionaux sur près de 2.000 élus. "LaREM n'a pas une implantation locale forte et ces élections nécessitent la connaissance du terrain", a fait valoir le Premier ministre. En rappelant que lui-même avait failli lors d’élections régionales précédentes, il a souligné que "les difficultés et les défaites font partie de la vie politique. La question, c'est comment en tirer des choses positives. Personne n'ignorait que c'était une élection difficile".

Un résultat sans "conséquence politique"

Pour autant, Jean Castex s’est félicité, devant les cadres du parti, du recul du Rassemblement national par rapport aux régionales de 2015.  "Les extrêmes n'ont pas bénéficié d'un vote contestataire", s’est-il félicité. "Perpignan a basculé aux municipales l'année dernière (remportée par Louis Aliot du RN), cela m'avait meurtri. Je suis parti des LR à cause de la porosité avec eux", a-t-il rappelé, et de souligner qu’"aucun canton perpignanais n'ait basculé".

En métropole, l’ensemble des présidents sortants ont été réélus à l’issue du vote. "La droite garde ce qu'elle a, mais ne progresse pas massivement quand c'est la gauche qui dirige, et inversement", a expliqué Jean Castex, en évoquant un "vote légitimiste", une "reconnaissance que les pouvoirs publics se sont bien occupés de la crise", mais selon lui sans "conséquence politique automatique sur la suite". "Reconduire des sortants, c'est faire confiance au système plus que le contester radicalement", a-t-il à nouveau insisté.

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La majorité tente de passer cet échec le plus rapidement possible et le Premier ministre a d’ores et déjà rappelé sa feuille de route pour la suite de l’année : "gestion de la crise sanitaire" et "lutte pour la reprise riche en emplois".  "Après les vacances, on remonte sur le cheval pour 2022. Unité de la famille !", a-t-il lancé pour conclure.


MM avec AFP

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