Accusations de sexisme : "Mon ton n'était pas misogyne", se défend Gérald Darmanin

Publié le 10 février 2022 à 21h49

Source : Sujet JT LCI

Accusé de sexisme, Gérald Darmanin est revenu, ce jeudi soir sur LCI, sur de récents propos qui ont fait polémique.
Le ministre de l'Intérieur a réfuté avoir employé un ton misogyne contre une journaliste, mardi matin.
Il a cependant assuré "regretter profondément".

"Si quelqu'un se sent blessé, je le regrette profondément". Invité de LCI ce jeudi 10 février au soir, Gérald Darmanin s'est expliqué sur les propos qu'il a tenus lors d'une interview à l'encontre d'Apolline de Malherbe sur BFMTV, et qui lui ont valu des accusations de sexisme. 

Interrogé mardi matin par la journaliste autour des chiffres de la délinquance, le ministre de l'Intérieur lui avait sèchement répondu : "Non mais ne vous vexez pas, calmez-vous Madame, ça va bien se passer." Des déclarations qui ont suscité un tollé sur les réseaux sociaux et dans la classe politique. 

"C'était une interview manifestement tendue"

Pour justifier ses propos, Gérald Darmanin a assuré sur notre antenne avoir "tendance à répondre sur le même ton" que ses interlocuteurs et avoir trouvé cette fois-ci que le ton d'Apolline de Malherbe était "extrêmement agressif". "Il n'y a aucune attaque personnelle, c'était une interview manifestement tendue, une interview qui, manifestement, empêchait de parler de fond et [...] je n'ai pas réussi à passer non plus des messages de fond sur des questions de sécurité", a-t-il ajouté. 

Le ministre de l'Intérieur a par ailleurs indiqué avoir appelé Apolline de Malherbe, pour "éviter tout malentendu", et avoir convenu de la voir la semaine prochaine. S'il a assuré "regretter profondément" ses propos "si quelqu'un se sent blessé", il a ajouté qu'il "ne faut pas non plus, à chaque fois, chercher le buzz (..) et, en tant que femme ou homme politique, accepter d'être agressé et caricaturé". 

Plus précisément, sur les mots qu'il a employés, Gérald Darmanin a affirmé que l'expression "ça va bien se passer" est "extrêmement populaire (...) je l'utilise de très nombreuses fois, même à l’Assemblée Nationale, notamment face à Mr Bernalicis", un député La France insoumise. 

Et il a donc refusé de reconnaître que ses propos ou son ton étaient sexistes ou misogynes et a martelé une nouvelle fois que le ton de l'interview était "tendu".

"Je pense aussi que la façon dont les chaînes d'info en continu présentent un certain nombre de faits, aussi graves que ceux qui touchent l'immigration et la sécurité, avec beaucoup de caricature, contribuent à la montée des extrêmes et aux populismes", a enfin lâché Gérald Darmanin en donnant son avis sur l'interview. La présentation qui a été faite par la journaliste des résultats du ministère de l'Intérieur lui paraissait ainsi "caricaturale". Mais le ministre l'a assuré, il "n'aime pas blesser les autres(…) Ce n’était peut-être pas le bon matin."


La rédaction de TF1info

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