Accusation de viol : non-lieu ordonné en faveur de Gérald Darmanin

Vincent Michelon
Publié le 11 juillet 2022 à 15h02, mis à jour le 11 juillet 2022 à 15h34
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Source : TF1 Info

Un non-lieu a été ordonné dans l'enquête sur les accusations de viol à l'encontre de Gérald Darmanin, ont indiqué plusieurs sources à l'AFP, confirmant une information de BFMTV.
Dans cette affaire, la juge avait prononcé la fin des investigations fin 2021 et un non-lieu avait été requis par le parquet de Paris en janvier dernier.

L'épilogue d'une longue procédure à l'encontre de Gérald Darmanin? "Une ordonnance de non-lieu a été rendue le 8 juillet 2022" dans le cadre de l'enquête portant sur des accusations de viol qui le visaient, indique une source judiciaire ce lundi à TF1info confirmant une information de BFMTV.

La décision clôt le dossier ouvert par une plainte déposée en 2017 par Sophie Patterson-Spatz, à la suite de laquelle l'actuel ministre de l'Intérieur n'a jamais été mis en examen. 

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Dans cette affaire hautement sensible politiquement, qui a déjà fait l'objet de longs démêlés procéduraux, le parquet de Paris avait requis un non-lieu en janvier 2022, après l'annonce le mois précédent de la fin des investigations concernant ce dossier. 

Dans un communiqué, Me Mathias Chichportich et Me Pierre-Olivier Sur, avocats du ministre de l'Intérieur, rappelle que "pour la quatrième fois en cinq ans, la justice affirme qu’aucun acte répréhensible ne peut être reproché à Monsieur Gérald Darmanin".

"Deux décisions de classement sans suite puis deux ordonnances de non-lieu sont intervenues sous l’autorité de quatre magistrates différentes dont deux juges d’instruction. Notre client s’est toujours astreint à ne pas commenter les décisions de justice et ne fera donc pas davantage de commentaires", précisent-ils.

Une histoire qui avait début en 2009

L'histoire a débuté en 2009, au siège de l'UMP, ancêtre de LR.  La plaignante s'était adressée à l'élu, alors chargé de mission au service des affaires juridiques du parti, pour obtenir un soutien alors qu'elle voulait faire réviser une condamnation de 2004 pour chantage et appels malveillants à l'égard d'un ex-compagnon.

Selon elle, M. Darmanin lui aurait fait miroiter son appui, via une lettre qu'il s'engageait à rédiger auprès de la Chancellerie, en lui demandant en échange une relation sexuelle. 

Selon son récit devant les enquêteurs, Sophie Patterson-Spatz n'avait aucune envie de cette relation sexuelle, aurait "paniqué", mais se serait sentie contrainte de "passer à la casserole", n'ayant "pas le choix".

Quelques années plus tard, la plaignante a fini par analyser ces faits comme un viol et déposé plainte en juin 2017. L'enquête a suivi de longs démêlés procéduraux avant la reprise du dossier à l'été 2017 par une juge d'instruction.

Ni la plaignante ni son avocat, Me Yann Le Bras, n'ont réagi dans l'immédiat.


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