Damien Abad accusé de violences sexuelles, un ministre dans la tourmente

VIDÉO - "Je ne suis pas juge" : la réponse d'Elisabeth Borne, interpellée sur Damien Abad

J.F
Publié le 15 juin 2022 à 13h40
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Source : TF1 Info

Interpellée par une femme sur les nouvelles accusations de viols visant Damien Abad, Elisabeth Borne a redit sa confiance dans la justice.
"Pour l'instant, on a des témoignages anonymes dans un journal", a déclaré Elisabeth Borne, pour qui les victimes présumées doivent avant tout porter plainte.

Les accusations de viol à l'encontre de Damien Abad s'invitent une nouvelle fois dans la campagne. Ce mercredi, en déplacement dans sa circonscription du Calvados, la Première ministre a été interrogée par une citoyenne sur le maintien au gouvernement d'hommes accusés de violences sexuelles comme le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin et le ministre des Solidarités Damien Abad. Mardi, Mediapart a publié le nouveau témoignage accusant ce dernier, d'une femme disant avoir subi une tentative de viol en 2010. 

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"C’est essentiel, si des femmes ont des faits à faire connaître à la justice, qu’elles puissent déposer plainte. Comme cela, la justice peut faire son travail", a déclaré Elisabeth Borne à une jeune femme qui l'interpellait sur le sujet (voir la vidéo de notre journaliste dans le tweet ci-dessous). Lorsque cette dernière a relancé et demandé à la cheffe du gouvernement si cela ne la gênait pas de travailler avec des hommes qui ont pu utiliser leur statut pour obtenir des faveurs sexuelles, elle a répondu : "Bien sûr que ça me dérange. Je ne suis pas juge. Là, pour l’instant, on a des témoignages anonymes dans un journal."

Borne ne veut "aucune impunité" concernant les violences sexuelles

Ces nouvelles accusations, contestées en bloc par Damien Abad, surviennent après celles publiées par le média en ligne le 20 mai, au lendemain de sa nomination comme ministre des Solidarités, de l'Autonomie et des Personnes handicapées. Deux femmes citées par Mediapart accusaient le nouveau ministre de les avoir violées en 2010 et 2011. 

À l'époque, Elisabeth Borne avait dit découvrir ces accusations à la lecture de l'article. "Moi, j’ai découvert l’article de Mediapart hier, je n’ai pas plus d’éléments que le fait que l’affaire a été classée sans suite. Je peux vous assurer que s’il y a de nouveaux éléments, si la justice est à nouveau saisie, on tirera toutes les conséquences de cette décision", avait-elle déclaré, poursuivant en ajoutant qu'il ne pouvait y avoir "aucune impunité" concernant les violences sexuelles.

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Mardi, Damien Abad, qui brigue un nouveau mandat de député dimanche dans l'Ain, a dénoncé auprès de l'AFP le "calendrier soigneusement choisi de ces publications" et la "partialité" de l'enquête de Mediapart, qui a selon lui une motivation "politique". "Quant aux allégations rapportées, elles me révoltent et je les réfute catégoriquement", a-t-il ajouté.


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