"Il a été assez puni" : Jean-Luc Mélenchon défend une nouvelle fois Adrien Quatennens

par J.F.
Publié le 10 février 2023 à 10h51

Source : TF1 Info

Invité d'une émission de BFMTV consacrée aux retraites jeudi soir, Jean-Luc Mélenchon a été interrogé sur le cas Adrien Quatennens, dont la prise de parole à l'Assemblée nationale cette semaine a provoqué des remous.
"La loi s'applique, elle s'est appliquée à lui, il a été assez puni (...) Toute personne condamnée a le droit d'être réhabilitée", a-t-il estimé en colère, avant de quitter le plateau.

Il avait été très critiqué l'été dernier pour sa défense d'Adrien Quatennens, accusé de violences conjugales par son ex-épouse. Quelques mois plus tard, alors que le député du Nord a été condamné pour ces faits à quatre mois de prison avec sursis, Jean-Luc Mélenchon continue de le défendre. "La loi s'applique, elle s'est appliquée à lui, il a été assez puni, j'ai été assez puni, tous les Insoumis ont été assez punis. Toute personne condamnée a le droit d'être réhabilitée", a-t-il déclaré jeudi soir sur BFMTV, au cours d'une émission consacrée aux retraites.

"Il a été condamné. Le juge aurait pu le déclarer inéligible, il ne l'a pas fait. Il reprend son travail de député après avoir vécu un moment horrible, six mois de bashing, il a été très puni", a regretté l'ancien leader des Insoumis, constatant que son camp était constamment interrogé sur cette histoire alors qu'ils n'ont "pas tant de temps de parole que ça". "Il a été puni, nous sommes en République, le péché mortel n'existe pas. Chaque personne condamnée purge sa peine puis est considérée comme réhabilitée dans son droit à ce qu'elle a à faire. Il a un mandat populaire, il revient à l'Assemblée nationale et il fait son travail sérieusement", a ajouté Jean-Luc Mélenchon.

"Vous venez d'inventer la peine sans fin"

Revenant sur la prise de parole d'Adrien Quatennens à l'Assemblée nationale cette semaine, la première depuis son retour début janvier, l'ancien député des Bouches-du-Rhône a surtout fustigé ceux qui ont choisi de le huer ou de quitter l'hémicycle. "Ceux qui l'ont hué ont sans doute la conscience assez tranquille pour se sentir eux-mêmes exempts de toute faute dans quelque situation que ce soit", a-t-il estimé, jugeant que son exclusion du groupe insoumis pendant quatre mois était une punition "suffisante"

Il s'en est également violemment pris au journaliste de BFMTV qui l'a interrogé sur le cas Quatennens sans le prévenir. "Je vous demande de bien réfléchir à ce que vous êtes en train de faire à propos de cet homme. Vous venez d'inventer la peine sans fin, vous venez d'inventer l'inéligibilité par principe quand bien même le juge ne l'a pas décidé", a-t-il lancé, avant de quitter le plateau.


J.F.

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