Affaire Bygmalion : Sarkozy entendu par la police

Le service METRONEWS
Publié le 7 septembre 2015 à 13h21
 Affaire Bygmalion : Sarkozy entendu par la police

FAUSSES FACTURES – Selon les informations du Monde, Nicolas Sarkozy a été auditionné vendredi par les policiers en charge de l'enquête sur l'affaire Bygmalion, sous le régime de l'audition libre.

L'audition s'est tenue vendredi, avant la rentrée politique des Républicains à La Baule. Nicolas Sarkozy, révèle Le Monde ce lundi, a été entendu, sous le régime de l'audition libre, par les policiers en charge de l'affaire Bygmalion, qui empoisonne l'opposition depuis de longs mois.

Les enquêteurs soupçonnent un système de fausses factures pour dissimuler un dépassement du plafond légal des dépenses de campagne, indique le quotidien . But de la fraude: la prise en charge par l'UMP d'environ 18,5 millions d'euros de dépenses de campagne pour éviter qu'elles n'explosent le plafond autorisé de 22,5 millions d'euros et ne soient rejetées par le Conseil constitutionnel, ce qui avait quand même été le cas.

Copé emporté par l'affaire

Le prédécesseur de Nicolas Sarkozy à la tête de l'UMP (devenue Les Républicains), Jean-François Copé, avait été entendu sous le même régime que l'ex-président en juillet. Cette affaire lui avait d'ailleurs coûté son poste.

Au total, treize personnes ont été mises en examen dans ce dossier. Des dirigeants de la société de communication Bygmalion, des cadres de l'UMP dont l'ex-directeur général Eric Cesari et l'ancienne directrice des ressources humaines Fabienne Liadzé, des responsables de la campagne notamment son directeur, Guillaume Lambert, et son directeur adjoint, Jérôme Lavrilleux, ainsi que deux experts-comptables.

EN SAVOIR + >> Jérôme Lavrilleux annonce sa mise en examen

L'ancien président de la République a lui affirmé n'avoir "appris le nom de Bygmalion" que "longtemps après la présidentielle". Mais il est décrit dans l'enquête, par des protagonistes, comme décisionnaire de sa stratégie de campagne. Aucun des mis en examen n'a cependant mis en cause Jean-François Copé ni Nicolas Sarkozy, assurant qu'ils n'étaient pas au courant du dispositif frauduleux.

EN SAVOIR+
>> Bygmalion : Nicolas Sarkozy, seul contre tous
>> Notre dossier consacré à l'affaire Bygmalion


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