Affaire des assistants d'eurodéputés du FN : Marine Le Pen, 26 personnes et le RN renvoyés en procès

par T.A.
Publié le 8 décembre 2023 à 16h19

Source : Sujet TF1 Info

Marine Le Pen, le Rassemblement national et 26 autres personnes ont été renvoyées en procès dans l'affaire des assistants d'eurodéputés.
L'ex-candidate à la présidentielle est soupçonnée, comme d'autres eurodéputés du FN (désormais RN), d'avoir participé à un système de détournement de fonds publics européens entre 2004 et 2016.
Selon le parti d'extrême droite, la députée "n'a commis aucune infraction ni irrégularité".

La justice va trancher dans l'affaire des assistants d'eurodéputés FN. Marine Le Pen, le Rassemblement national et 26 autres personnes viennent d'être renvoyées en procès dans ce dossier devant le tribunal correctionnel de Paris, a annoncé le parquet, ce vendredi. La triple candidate à l'élection présidentielle est soupçonnée, avec d'autres élus européens du parti, d'avoir participé à un système de détournement de fonds publics européens entre 2004 et 2016.

L'ancienne patronne du RN et plusieurs autres cadres du parti sont accusés d'avoir détourné des fonds européens sur cette longue période. Dans le détail, l'argent fourni par l'Union européenne pour rémunérer les assistants parlementaires aurait en fait servi à payer des personnes uniquement liées au fonctionnement de l'ex-Front national, devenu Rassemblement national depuis. Le fondateur du parti, Jean-Marie Le Pen, sera aussi jugé lors de ce prochain procès aux côtés du maire de Perpignan Louis Aliot, de l'ex-numéro 2 du parti Bruno Gollnisch, du vice-président exécutif de Reconquête! (et ancien membre du RN) Nicolas Bay, et de l'ex-trésorier Wallerand de Saint-Just ou encore du député et porte-parole du RN Julien Odoul. 

Marine Le Pen et le RN contestent

Mise en examen dès 2017 dans cette affaire, Marine Le Pen nie toute malversation. "Le travail des députés d'opposition et de leurs assistants est avant tout politique", a-t-elle déjà justifié par le passé au sujet de ces financements suspects. Cet-après-midi, après l'annonce de ce procès, le parti d'extrême-droite a répété le même argument, ajoutant que son ex-dirigeante n'avait "commis aucune infraction ni irrégularité". 

"Le procès amené à se tenir sera enfin l'occasion pour nous de nous défendre sur le fond et de faire valoir ces arguments de bon sens", indique ainsi l'entourage de Marine Le Pen au service politique de TF1-LCI. "Cette décision n'est malheureusement pas une surprise", a pour sa part réagi dans un communiqué l'avocat du parti, Me Rodolphe Bosselut. Une première audience sur l'organisation du procès pour détournement de fonds publics et complicité est prévue le 27 mars 2024, avant les débats sur le fond, qui se tiendront en octobre et novembre 2024, a précisé le parquet. 

Cet automne, dans une affaire similaire, 11 personnes issues du Modem, dont François Bayrou, ont été jugées après des soupçons de détournement de fonds européens. Le délibéré est attendu le 5 février prochain.


T.A.

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