Julien Bayou : une démission qui bouscule EELV

Affaire Bayou : Sandrine Rousseau juge "extrêmement problématique" l'enquête de "Libération"

F.S.
Publié le 2 octobre 2022 à 14h50
JT Perso

Source : TF1 Info

Sandrine Rousseau a critiqué dimanche le fond d'un article du journal "Libération" à propos de Julien Bayou.
Selon le quotidien, le député EELV vivait depuis trois ans sous la pression d'un collectif féministe qui enquêtait sur ses relations.
"Pas au courant" de ce "collectif", Sandrine Rousseau décrit plutôt "un groupe informel de femmes qui se parlent".

"Si je dois quitter la politique pour avoir défendu les femmes, et bien, ce sera un honneur." Cette phrase, lancée par Sandrine Rousseau ce dimanche 2 octobre sur le plateau de France 3, résume à elle seule la position de la députée EELV. Critiquée depuis deux semaines pour avoir relayé des accusations de violences psychologiques de la part de son collègue Julien Bayou, elle "ne regrette absolument rien". Et l'article publié ce vendredi par Libération n'y changera rien tant elle le trouve "extrêmement problématique sur le fond". 

"Heureusement que les femmes se parlent entre elles"

Selon une enquête du quotidien, l'ancien Secrétaire national du parti EELV vivait depuis trois ans sous la pression d'un collectif féministe informel qui lui reprochait sa conduite et enquêtait sur ses relations avec les femmes, allant jusqu'à interroger ses anciennes compagnes. Toujours selon Libération, l'une des femmes membres de la cellule chargée de traiter les signalements de violences sexuelles et sexistes dans le parti, et qui instruit actuellement le cas de Julien Bayou, fait également partie de ce groupe informel ayant ciblé la vie privée du député de Paris.

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Seulement, pour Sandrine Rousseau - qui n'était "absolument pas au courant" de l'existence du collectif - cette enquête ne montre "pas du tout" qu'il y a eu une "mise sur surveillance" de Julien Bayou. Mais simplement qu'il existait un "groupe informel" de "femmes qui se parlent". Et de s'expliquer : "J'ai lu l'article (...) on y parle de mise sous surveillance alors qu'en fait, il s'agit de femmes qui se sont parlé entre elles parce qu'elles ont estimé qu'il était nécessaire de protéger d'autres femmes."

La députée parisienne persiste et signe. Même si, depuis qu'elle a accusé Julien Bayou de "comportements de nature à briser la santé morale des femmes" le 19 septembre, elle se retrouve, elle aussi, empêtrée dans cette affaire. Alors qu'elle n'a "jamais appelé" son collègue à la démission. "C'est lui qui a décidé de démissionner de son mandat" de Secrétaire national du parti, a-t-elle tenu à rappeler. 

Toujours est-il qu'elle approuve quand même la décision du parti que Julien Bayou "ne prenne pas la parole au nom du groupe écologiste" pendant le temps de l'enquête, justifiant ce silence au nom de "la protection de la parole des femmes".


F.S.

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