Dans le monde politique, "il y a des soirées où de la drogue circule", affirme la députée Caroline Janvier

par J.F
Publié le 1 décembre 2023 à 13h14

Source : TF1 Info

Dans une interview à Paris Match, la députée Renaissance Caroline Janvier confirme que "de la drogue circule" entre parlementaires, et que ceux-ci s'adonnent parfois à "une consommation excessive d'alcool".
Elle incrimine notamment les séances de nuit ou encore la pression d'un agenda intenable.
"La politique fabrique des comportements déviants", affirme-t-elle.

Jeudi, le patron des sénateurs LR Bruno Retailleau assurait n'avoir "jamais vu" de drogue circuler au palais du Luxembourg. Pourtant, le sénateur Horizons Joël Guerriau, soupçonné d'avoir drogué la députée Sandrine Josso à son insu, dit s'être procuré de l'ecstasy auprès d'un de ses collègues. Cette affaire a relancé les soupçons de comportements addictifs au sein du Parlement et des politiques en général, confirmés par la députée Renaissance Caroline Janvier dans une interview publiée dans Paris Match ce 30 novembre. Si elle assure qu'il n'y a "pas plus de vices à l'Assemblée qu'ailleurs", elle affirme bien qu'elle n'en est pas exempte. 

"La politique fabrique des comportements déviants"

"Oui, il y a des soirées où de la drogue circule, comme il y a des dîners ou des fins de sessions parlementaires où il y a une consommation excessive d'alcool", a révélé l'élue du Loiret. Sous couvert d'anonymat, une autre parlementaire indique : "À l'issue de séances dans l'hémicycle, à trois heures du matin, des collègues sont venus me voir pour me proposer d'aller dans des soirées aux thématiques clairement affichées : 'drogue et sexe'."

Caroline Janvier a elle-même pu beaucoup boire et beaucoup fumer dans une journée depuis son élection en 2017, avant de tout arrêter. "Je fais le lien avec les séances de nuit, qui n'ont aucun sens, avec le rythme de vie, la pression de l'agenda, des médias avec qui on n'a pas le droit à l'erreur. Soit vous avez une excellente hygiène de vie, soit vous prenez quelque chose pour tenir." "Il faut aussi analyser ce phénomène comme un système, sans rien excuser. La politique fabrique des comportements déviants", ajoute-t-elle.

Selon elle, ces "pratiques addictives existent aussi chez les ministres. Mais que la personne qui leur jette la première pierre se mette à leur place une semaine. Ils ont un niveau de pression inimaginable. J'échange avec certains d'entre eux et n'ai pas de jugement, mais de l'empathie".


J.F

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