Environ un couple sur quatre en désir d’enfant en France ne parvient pas à obtenir une grossesse après 12 mois ou plus d’essais.
Pour tenter d'y remédier, Emmanuel Macron a annoncé un grand plan contre l'infertilité.
Cela pourrait passer notamment par un bilan remboursé à 25 ans.

Pour encourager les naissances, dont le nombre en 2023 est le plus bas depuis 1946, Emmanuel Macron a défendu lors de sa dernière conférence de presse un "réarmement démographique" — suscitant par la même occasion une levée de bouclier des associations féministes et des écologistes comme Sandrine Rousseau pour qui "l'utérus des femmes n'est pas une affaire d'État". Le président souhaite notamment s'attaquer au problème de l'infertilité, qui touche plus de trois millions de personnes en France, avec un grand plan de lutte contre ce fléau, qualifié de "tabou du siècle".

Pris en charge à 100% par la Sécurité sociale

Pour ce faire, l'Élysée travaille déjà sur plusieurs pistes. L'une d'elle prévoit la création d’un bilan de fertilité pour les jeunes adultes. "L'exécutif voudrait généraliser un examen gynécologique pour les femmes et un spermogramme pour les hommes, à 25 ans, soit l'âge où les femmes sont le plus fertiles. Il serait pris en charge à 100% par la Sécurité sociale", indique La Tribune Dimanche ce 21 janvier. Une information confirmée dans la foulée par Aurore Bergé, dans "Question politiques" sur France Inter : "C’est une piste qui est portée par l’Élysée. Je trouve que c’est une bonne piste ", a-t-elle souligné, précisant que "ce n’est pas un sujet gadget, ce n’est pas un petit sujet".

D’après la ministre déléguée chargée de l’Égalité entre les Femmes et les Hommes, l’infertilité reste un problème dont "on parle souvent quand c'est trop tard". Cela "va de pair avec la question de notre santé publique : vous avez 16 départements, en France, où il n’y a même pas un gynécologue", a-t-elle ajouté. Le futur plan infertilité prévoit aussi le renforcement de la lutte contre les perturbateurs endocriniens, le développement de la recherche sur la procréation médicalement assistée (PMA) ou encore l'ouverture de 100.000 places en crèche ou chez des assistantes maternelles d'ici à 2027.

La ministre a par ailleurs évoqué la création d’un congé pour les femmes engagées dans un parcours de PMA, comme certaines entreprises ont déjà commencé à le faire. En revanche, l'Élysée rejette toute politique fiscale ou sociale incitative. 


Virginie FAUROUX

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