Angela Merkel veut combattre le FN, Marine Le Pen crie à "l'ingérence"

Le service METRONEWS
Publié le 3 mai 2016 à 20h54
Angela Merkel veut combattre le FN, Marine Le Pen crie à "l'ingérence"

VU D'ALLEMAGNE - La chancelière Angela Merkel, en visite au lycée français de Berlin, a affirmé ce mardi qu'elle souhaitait à sa manière combattre le Front national. Une "ingérence dans nos affaires intérieures", a aussitôt réagi Marine Le Pen, la présidente du FN.

Angela Merkel prête à en découdre avec le Front national. Le propos peut surprendre, la chancelière allemande n'étant pas habituée à s'immiscer dans la vie politique française. En visite au lycée français de Berlin, elle a pourtant manifesté clairement son souhait de lutter, à sa manière, contre la progression du parti d'extrême droite hexagonal.

"Je vais essayer de contribuer à ce que d'autres forces politiques soient plus fortes que le Front national pour autant qu'on puisse le faire de l'étranger", a déclaré la dirigeante conservatrice à l'occasion de cette visite. Ajoutant : "C'est une force à laquelle nous devons nous confronter, exactement comme nous avons désormais en Allemagne des forces politiques qui ont un discours très négatif sur l'Europe." Pour la chancelière, il faut que les gens "voient que c'est mieux avec l'Europe que sans l'Europe".

La France "soumise" à l'Allemagne

Du pain bénit pour Marine Le Pen, qui a justement fait du poids de l'Allemagne sur l'orientation de l'Union européenne sa cible favorite, avec un certain succès sur le plan électoral. La dirigeante du FN a aussitôt dénoncé "une ingérence dans nos affaires intérieures aussi outrancière qu'humiliante pour la France". Cette dernière ne s'est pas arrêtée là, voyant dans cette sortie "une cruelle vérité, celle de la soumission de notre pays à l'Allemagne".

"Pour s’autoriser de tels propos", juge encore Marine Le Pen, "il faut en effet que la chancelière allemande considère définitivement la France comme son pré carré et François Hollande comme son vice-chancelier". Une référence au slogan qu'elle avait déjà employé à l'automne au Parlement européen .

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