Après ses propos, Nadine Morano n'est pas non plus la bienvenue au FN

Le service METRONEWS
Publié le 1 octobre 2015 à 9h21
Après ses propos, Nadine Morano n'est pas non plus la bienvenue au FN

"RACE BLANCHE" – Nadine Morano, a bénéficié mercredi du soutien de Jean-Marie Le Pen après ses propos controversés. Mais Marine Le Pen a exclu jeudi toute possibilité de rapprochement avec la députée Les Républicains..

Elle non plus ne veut pas de Nadine Morano. Interviewée jeudi matin sur Europe 1, Marine Le Pen, la présidente du Front national, a exclu toute possibilité de rapprochement avec la députée européenne après ses propos sur la France, "pays de race blanche". "Je n'ai aucune raison d'accueillir Madame Morano, qui appartient à un parti politique (…) qui mène une politique radicalement différente de la mienne", s'est justifiée Marine Le Pen, également candidate aux élections régionales dans la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie.

"Ces propos peuvent être entendus de manière blessante"

Sur le fond non plus, Marine Le Pen n'a pas apprécié le discours de l'eurodéputée. Si son père volait mercredi au secours de "la pauvre Madame Morano", estimant qu'elle s'était contentée "d'énoncer une évidence historique multiséculaire", la présidente du FN regrette au contraire une tentative de "faire le buzz". "Ces propos peuvent être entendus de manière blessante, notamment dans les Outre-mer. Il faut manier ce type de concept avec énormément de prudence", a-t-elle estimé au micro d'Europe 1 .

La déclaration de Nadine Morano va en tout cas lui coûter cher. Nicolas Sarkozy, silencieux depuis samedi sur ce sujet, a finalement saisi mercredi la Commission nationale d'investiture, comme le demandait la tête de liste du parti pour les élections régionales dans le Grand Est, Philippe Richert. Dans un communiqué, il déclare souhaiter que la Commission "retire l'investiture en Meurthe-et-Moselle à Nadine Morano".

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