Attaque sur les Champs-Elysées : Gérard Collomb veut une évaluation des fichés S pouvant détenir une arme

Ambre DEHARO
Publié le 21 juin 2017 à 4h50, mis à jour le 21 juin 2017 à 8h22
Attaque sur les Champs-Elysées : Gérard Collomb veut une évaluation des fichés S pouvant détenir une arme

TERRORISME - Adam D., auteur de l’attentat raté de lundi à proximité des Champs-Elysées, possédait plusieurs armes malgré le fait qu’il figurait sur le registre de fichés S. Une situation qui ne doit pas se reproduire selon le ministre de l’Intérieur.

Alors que les autorités enquêtent toujours sur la tentative d’attentat qui a eu lieu lundi sur les Champs-Elysées, Gérard Collomb présentera lors du prochain Conseil des ministres, jeudi, son projet de loi pour la lutte contre le terrorisme. Un projet de loi dont le but final est de sortir de l’état d’urgence instauré après les attentats du 13 novembre 2015.

Le ministre de l’Intérieur revient dans les colonnes du Figaro, mercredi, sur les actions à entreprendre par le gouvernement pour éviter les risques de multiplication d’actes tels que celui de lundi. "En l’état actuel du droit, l’autorisation de détention d’armes ne peut pas être retirée de manière systématique à une personne qui fait l’objet d’un suivi", indique Gérard Collomb dans les colonnes du quotidien, soulignant qu’Adam D., l’auteur de l’attaque sur les Champs-Elysées avait obtenu son autorisation de détention d’armes avant d’être repéré par les services de renseignement.

La menace ne faiblit pas

Le ministre de l’Intérieur n’entend pas laisser se reproduire une situation similaire, ainsi il a "demandé à [ses] services de procéder à une évaluation des personnes suivies pour radicalisation qui seraient susceptibles de détenir légalement une arme", annonce-t-il dans le quotidien. Avant d’ajouter : "Le président de la République a souhaité que la question soit inscrite à l’ordre du jour du prochain conseil de défense". 

Tentative d’attentat sur les Champs-Elysées : l’enquête permet de saisir un peu plus la personnalité d’Adam D.Source : JT 20h Semaine
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De l’avis de Gérard Collomb, la difficulté en France à agir contre le terrorisme vient du fait qu’il reste difficile "d’essayer d’anticiper le passage à l’acte". Pourquoi ? "Il n’y a hélas plus de signe prémonitoire, comme nous venons de le voir sur les Champs-Elysées ou lors de l’agression au marteau d’un policier sur le parvis de Notre-Dame", explique le ministre. La menace, selon lui, "ne faiblit pas". "C’est le problème de notre temps : aujourd’hui, nous sommes face à des personnes qui peuvent passer à l’acte du jour au lendemain".


Ambre DEHARO

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