Aurélien Pradié est l'un des trois candidats à la présidence des Républicains, avec Bruno Retailleau et Eric Ciotti.
Carrière, idées, anecdotes : voici 5 choses à savoir sur le député du Lot.

Numéro trois du parti, il fait figure de challenger dans cette élection. À 36 ans, Aurélien Pradié est le représentant de la "droite sociale", parfois jugé trop à gauche dans son propre camp. Attaché aux questions de pauvreté, de handicap ou contre les violences faites aux femmes, sur l'immigration il propose que les titres de séjour soient "probatoires", et sur les retraites il plaide pour une réforme via le nombre d'annuités davantage que le recul de l'âge de départ. Voici 5 choses à savoir sur le député du Lot.

Le handicap lui tient particulièrement à cœur

Celui qui se revendique de la droite sociale est particulièrement sensible aux sujets portant sur le handicap. La raison ? Son père est devenu paraplégique après un accident vasculaire cérébral. "Ça a forgé mon engagement", assure celui qui dit aussi avoir vécu "douloureusement la maladie de (son) père". Il a notamment déposé une proposition de loi en faveur de l'inclusion des enfants et adolescents en situation de handicap au sein de l'école publique, rejetée par la majorité ; et a également co-présidé une mission parlementaire sur les droits fondamentaux des majeurs protégés en situation de handicap.

Il adule Jacques Chirac

S'il dit ne pas avoir de mentor, Aurélien Pradié est fan de... Jacques Chirac. "A 14 ans, certains adorent Batman, moi c'était Chirac", déclare-t-il en digne descendant d'un grand-père corrézien qui aimait particulièrement l'ancien président de la République. À son panthéon personnel, le député ajoute également Georges Pompidou. À propos de ces deux ex-présidents, il avoue : "J'ai lu tous leurs discours et tout ce qui a été écrit sur eux, je me suis même mis aux arts premiers."

Il a été le deuxième plus jeune conseiller général de France… derrière Jean Sarkozy

En 2008, après une campagne "en motocyclette" pour laquelle il délaisse ses études de droit (qu'il ne terminera jamais, il n'a pas de diplôme), il est élu conseiller général du Lot. Aurélien Pradié devient le deuxième plus jeune conseiller général de France derrière un certain... Jean Sarkozy. À son élection à la mairie de Labastide-Murat en 2014, remportée face à son ancien professeur socialiste, il est en revanche le plus jeune maire de son département du Lot. Élu député pour la première fois en 2017, il est également conseiller régional d'Occitanie depuis 2021.

Il a été déclaré inéligible

En 2013, Aurélien Pradié a été déclaré inéligible pour un an après l'invalidation de ses comptes de campagne des législatives 2012 (lors desquelles il avait été battu par la candidate PRG). Selon lui, la banque sur laquelle il comptait lui avait refusé un prêt au dernier moment, ce qui avait eu pour conséquence que son compte ne soit pas à l'équilibre mais en déficit. "Mon prêt bancaire a été refusé, mes comptes étaient déficitaires. J'ai ressenti un sentiment d'injustice terrible en constatant à quel point il est difficile de faire de la politique", a-t-il déclaré.

Il est réputé "turbulent" à l'Assemblée nationale

"Être de droite c'est être capable d'être turbulent, de dire des choses même si elles dérangent", a-t-il expliqué au Monde, qui consacrait un article aux jeunes députés LR turbulents. Un autre jour au Parisien, il dira : "Dans le Lot, j'étais vraiment le rebelle. Tout ce qui relève de la discipline me fait chier". Aurélien Pradié aime se faire remarquer et chahuter sur les bancs de l'hémicycle, particulièrement à l'encontre de ses collègues de la majorité. Si bien qu'il a déjà été convoqué par l'ex-président de l'Assemblée nationale François de Rugy, qui lui demandait alors d'être "plus sage"


J.F

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