L'allongement du délai de l'IVG de 12 à 14 semaines adopté par le Parlement

V. F, avec AFP
Publié le 23 février 2022 à 16h58
L'allongement du délai de l'IVG de 12 à 14 semaines adopté par le Parlement

Source : AFP

Le délai légal de l'interruption volontaire de grossesse (IVG) est rallongé de 12 à 14 semaines.
La proposition de loi a été définitivement adoptée ce mercredi après un ultime vote de l'Assemblée nationale.
Elle prévoit en outre d'étendre la pratique de l’IVG instrumentale aux sages-femmes.

Le Parlement a voté ce mercredi l'allongement du délai de l'IVG, en adoptant par 135 voix pour, 47 contre et 9 abstentions un texte concocté par une députée d'opposition, mais soutenu par la majorité. La proposition de loi prévoit de rallonger de 12 à 14 semaines le délai légal de l'interruption volontaire de grossesse (IVG) pour répondre à un manque de praticiens et à la fermeture progressive des centres d'IVG. 

Ce texte, salué par Olivier Véran comme étant "fidèle au combat pour l'émancipation des femmes", a été définitivement adopté au bout d'un long parcours parlementaire débuté en octobre 2020. Présenté par l'ex-députée LaREM Albane Gaillot, devenue écologiste, il a été poussé par le président des députés LaREM Christophe Castaner. 

2000 femmes contraintes de se rendre à l'étranger chaque année

Rien n'était donc acquis et ce choix a pu être présenté comme une rare marque d'indépendance du groupe LaREM vis-à-vis d'Emmanuel Macron qui a plusieurs fois exprimé ses réticences sur le sujet. "Le parcours atypique de cette proposition de loi est une leçon à tirer sur le fonctionnement de nos institutions. Elle montre qu'il faut faire fi des étiquettes politiques. Quand une idée est bonne, elle n'est ni de droite ni de gauche", a affirmé à l'AFP Albane Gaillot, qui ne se représentera pas lors des prochaines législatives. 

Selon la députée socialiste Marie-Noëlle Battistel, 2000 femmes seraient contraintes chaque année de se rendre à l'étranger pour pouvoir avorter, car elles ont dépassé les délais légaux. Ce sont les "femmes les plus vulnérables", a-t-elle souligné. La proposition de loi prévoit en outre d'étendre la pratique de l’IVG instrumentale aux sages-femmes. "Plus nombreuses que les médecins en France, elles peuvent déjà pratiquer les IVG par voie médicamenteuse depuis 2016", explique Albane Gaillot.

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Initialement, le texte prévoyait de supprimer la "clause de conscience spécifique" permettant à des médecins de refuser de pratiquer un avortement. Mais cette évolution a été rayée pour permettre à la proposition de loi d'avancer dans son parcours parlementaire. 


V. F, avec AFP

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