La réforme des retraites d'Emmanuel Macron

Brice Hortefeux sur la réforme des retraites : "Plus le gouvernement parle, moins on comprend"

La rédaction de LCI
Publié le 24 décembre 2019 à 10h13
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Source : TF1 Info

INTERVIEW - Le député européen LR était l'invité de Julie Hammett, mardi 24 décembre, sur LCI. Il a rappelé pourquoi la droite, qui a des "propositions efficaces, claires et justes" sur la table, est "hostile" à la réforme des retraites portée par le gouvernement. L'ex-ministre de l'Intérieur lui a aussi rejeté la responsabilité du climat actuel.

"Nous sommes totalement hostiles à la retraite par points". Interrogé dans la Matinale de LCI ce mardi 24 décembre, le député européen LR Brice Hortefeux a justifié l'opposition de son camp à la réforme des retraites promise par Emmanuel Macron. "On a l'exemple suédois. Il faut regarder ce qu'il se passe autour de nous. En Suède, ils ont retenu ce système. Ils l'ont mis en place depuis 30 ans. Ça a abouti, par période et pour un certain nombre de cas, à une baisse globale des pensions, une aggravation des inégalités hommes-femmes de près de 600 euros et une aggravation de la pauvreté de 7% selon l'OCDE", a-t-il précisé. 

Sur le plateau, le député Les Républicains a exposé les propositions "efficaces, claires et justes" de la droite pour réformer les retraites. Outre la disparition de l'âge pivot, "nous proposons d'avancer d'un trimestre par an jusqu'en 2032 l'âge de départ à la retraite", pour le porter à 65 ans. "Nous proposons également qu'il n'y ait pas de baisse de pension des retraites, ce qui n'est absolument pas clair dans un certain de nombre de cas", au regard de la réforme portée en l'état par le gouvernement.

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Brice HORTEFEUX, député européen LR

Particulièrement critique avec la réforme, l'ancien ministre de l'Intérieur de Nicolas Sarkozy a estimé qu'elle n'est "pas simple, pas claire, pas lisible et sans doute pas juste", tout en fustigeant au passage "la méthode gouvernementale totalement incompréhensible" et "terriblement amateure". "Plus le gouvernement parle, moins on comprend. Je n'ai toujours pas compris s'il y aura un âge pivot, à quel âge le départ légal sera fixé... C'est sur la table mais ce n'est pas tranché", a-t-il assuré.

Selon le député Les Républicains, "cette incertitude, cette obscurité, cette absence de clarté rend le climat anxiogène et délétère", d'où le fait que le mouvement social "demeure populaire". "Ça, c'est la responsabilité du gouvernement. Il aurait fallu faire un travail de pédagogie. C'est toujours flou. Rien n'est tranché", a-t-il répété. Avant de citer Martine Aubry, la maire de Lille, qui avait déclaré en 2011 lors du débat de la primaire socialiste : "Quand c'est flou, c'est qu'il y a un loup".


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