Ce mardi, plusieurs médias révèlent que la présidente de l'Assemblée nationale a décidé d'installer des capteurs sonores dans les travées de l'hémicycle pour mesurer le bruit produit par les interventions et altercations entre députés.
Une initiative pour veiller notamment au bien-être des élus et agents du palais Bourbon, le bruit étant un critère de pénibilité au travail.

C'est ce que révèlent ce mardi les médias L'Opinion et Politico. La députée des Yvelines en aurait informé les présidents de groupe en conférence des présidents il y a une dizaine de jours. Et à en croire le député Renaissance de l'Essonne, Robin Reda, par ailleurs président du Conseil national du bruit, il semblerait que ces capteurs de décibels aient déjà été installés, notamment sur des micros des travées de l'hémicycle. "Merci à Yaël Braun-Pivet d'avoir repris cette proposition que j'avais formulée", s'est-il félicité, alors que l'expérience était annoncée d'ici la fin de cette session parlementaire mi-juillet. 

En février 2023, Robin Reda avait écrit un courrier à Yaël Braun-Pivet pour lui proposer d'installer des sonomètres à l'Assemblée. "L'hémicycle de l'Assemblée nationale connaît régulièrement des niveaux sonores très incompatibles avec la bonne santé auditive", écrivait-il. "La présence accrue des députés durant les débats de cette législature (…) et la virulence des échanges conduisent régulièrement au dépassement du seuil de tolérance auditif."

Bien-être au travail

Politico précise que cette expérience est censée "mesurer, sur quelques jours, le niveau de décibels auquel sont soumis les agents du palais Bourbon". En effet, le bruit fait partie des critères de pénibilité au travail. L'objectif est de "faire prendre conscience aux parlementaires que leur comportement a un impact sur le bien-être au travail", a expliqué un conseiller parlementaire auprès de la newsletter. 


J.F.

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