La Première ministre Elisabeth Borne était confrontée ce lundi à deux nouvelles motions de censure à l'Assemblée, après avoir déclenché une nouvelle fois un 49.3.
Les deux motions de censure, déposées par la gauche et le RN, ont été rejetées.
En conséquence, le volet "recettes" du budget de la Sécu est adopté en première lecture.

L'exécutif échappe, sans grande surprise, à deux nouvelles motions de censure. L'Assemblée nationale a rejeté, lundi 30 octobre, celles déposées en réponse au 49.3 déclenché par Elisabeth Borne sur la partie "recettes" du budget de la Sécurité sociale. La première, déposée par la gauche (LFI, communistes et écologistes, sans le PS), a recueilli 223 suffrages sur les 289 nécessaires pour faire tomber le gouvernement. La seconde, déposée par le RN, a obtenu 88 voix. Ce dernier rejet vaut adoption en première lecture du texte sur le budget de la Sécu.

Le premier vote a commencé à 17h dans une salle voisine de l'hémicycle sur la motion de censure déposée par la gauche (LFI, communistes et écologistes, sans le PS), suivi par celui sur la motion du RN.

Accusée par les oppositions de "banaliser" le 49.3, la Première ministre leur a reproché en retour leurs "mensonges" et "tentatives d'obstruction", devant un hémicycle clairsemé. "J'agis dans l'intérêt du pays et je prends mes responsabilités", a-t-elle lancé, défendant un budget de la Sécu (PLFSS) qui prévoit "une nouvelle hausse des moyens" tout en "garantissant la soutenabilité financière de notre modèle".

L'Assemblée "ne veut pas de votre budget", lui a lancé le député LFI Hadrien Clouet. "Que ce soit par désintérêt, par manque de sérieux ou parce que vous êtes des pinces dès qu'il s'agit de protection sociale, vous devez partir". L'élu RN Pierre Meurin a pour sa part dénoncé "une tiers-mondisation médicale" du pays. Il y a près de dix jours, de précédentes motions de censure avaient déjà été repoussées par les députés.


M.L (avec AFP)

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