Bygmalion : des surfacturations avant la campagne de Sarkozy ?

Le service METRONEWS
Publié le 5 octobre 2014 à 13h22
Bygmalion : des surfacturations avant la campagne de Sarkozy ?

POLITIQUE - Bygmalion, l'entreprise au coeur du scandale des fausses factures pendant la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy, en 2012, aurait pratiqué des surfacturations quelques mois pour équilibrer les comptes de l'UMP, rapporte le Journal du dimanche. Une affaire dans l'affaire ?

Depuis six mois, les rebondissements et mises en examen s’enchaînent dans "l’affaire Bygmalion". Dimanche, au point d’en perdre son latin. A la lumière des derniers éléments révélés par le Journal du DimancheMetronews vous propose un récapitulatif.

C’est quoi la nouveauté ?

Un premier système ressemblant à des fausses factures avait été mis en place entre l'entreprise de communication Bygmalion et l’UMP fin 2011, assure le Journal du dimanche , ce 5 octobre. Ce système serait donc antérieur aux surfacturations qui seraient liées à la campagne de Nicolas Sarkozy et qui ont donné lieu à plusieurs mises en examen (voir plus bas).

Selon le JDD, l'UMP aurait demandé à la filiale de Bygmalion de gonfler des factures de début 2012 pour compenser des impayés de 2011. Le parti avait, à cette époque, dépassé son budget communication et ne réglait plus Bygmalion pour ses services. 

L’affaire Bygmalion, c’est quoi déjà ?

Une accusation de fausses factures organisée par l’UMP afin que les dépenses de campagne du candidat Sarkozy, en 2012, ne dépassent pas le plafond autorisé par la loi (22,5 millions d’euros). Le parti réglait certains frais via des factures de Bygmalion, en charge de l'organisation de ses meetings. L’affaire, révélée par le Point et Libération en début d'année, suivis des aveux télévisés de Jérome Lavrilleux et de ceux de l’avocat de Bygmalion , a coûté, peu avant l'été, sa place à Jean-François Copé à la tête de l'UMP.

Où en est la justice ?

Cette semaine, six personnes ont été mis en examen : trois anciens dirigeants de Bygmalion , dont Bastien Millot, cofondateur et proche de Jean-François Copé, et trois ex-cadres de l’UMP dont Eric Cesari, un proche de Nicolas Sarkozy.

Et Nicolas Sarkozy dans tout ça ?

L’ancien chef de l’Etat a assuré, lors de son come back politique sur France 2, avoir appris "le nom de Bygmalion longtemps après la campagne présidentielle". Problème : il a été contredit par François Fillon et Rachidat Dati (malgré elle). Et plus l’affaire va remonter dans le temps, et plus la défense de l’ancien chef de l’Etat pourrait se trouver fragilisée.

Lire aussi >> Sarkozy a-t-il menti dans l'affaire Bygmalion ?


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