Cinq choses à savoir sur Bruno Retailleau, candidat à la présidence des Républicains

J.F
Publié le 17 novembre 2022 à 18h26, mis à jour le 18 novembre 2022 à 11h52

Source : TF1 Info

Bruno Retailleau est l'un des trois candidats à la présidence des Républicains, avec Eric Ciotti et Aurélien Pradié.
Carrière, idées, anecdotes : voici 5 choses à savoir sur le sénateur de Vendée.

À 61 ans, le patron des sénateurs LR représente l'aile conservatrice et libérale de son parti dans cette élection, plaidant pour "plus de sécurité, moins d'impôts et d'immigration". S'il avait renoncé à se présenter à la primaire pour la présidentielle, cette fois-ci, il est bien décidé à prendre la tête de son parti, avec le soutien du président du Sénat Gérard Larcher. "Je veux une droite qui soit vraiment de droite. Je le disais, pas une droite à mi-temps, pas une moitié de droite, la droite complète", a-t-il prévenu. Prônant une "politique de civilisation", de grandes réformes sur le travail (retour des 39 heures) et du modèle social français (allocation unique), Bruno Retailleau est pour abaisser la majorité pénale à 16 ans, stopper le regroupement familial et est opposé au mariage pour tous. Voici 5 choses à savoir sur le sénateur de Vendée.

Il a été élu député pour la première fois il y a près de 30 ans

Bruno Retailleau a fait ses premiers pas à l'Assemblée nationale en 1994. Suppléant de Philippe de Villiers, lorsque ce dernier démissionne, il remporte la législative partielle et reste en poste jusqu'à la fin de la législature en 1997. Philippe de Villiers décide alors de récupérer son poste, et se fait réélire. Bruno Retailleau retrouve les bancs du Parlement en 2004, mais cette fois-ci au Sénat. Depuis 2014, il est le président des sénateurs LR. Dans le même temps, Bruno Retailleau a été élu président du Conseil général de Vendée de 2010 à 2015, et a dirigé le Conseil régional des Pays de la Loire de 2015 à 2017. 

Il a été cavalier au Puy-du-Fou

A 16 ans, Bruno Retailleau devient cavalier volontaire au parc du Puy du fou, créé et détenu par Philippe de Villiers. Devenu très proche de ce dernier, Bruno Retailleau se voit même confier la mise en scène de la Cinéscénie, le spectacle nocturne du parc. Il a également présidé la société qui gère le parc d'attraction, mais est écarté de l'organisation du Puy-du-Fou fin 2009 après s'être fâché avec Philippe de Villiers. 

Il s'est brouillé avec Philippe de Villiers à cause de François Fillon

Membre du Mouvement pour la France (MPF) de de Villiers, Bruno Retailleau commence à prendre ses distances avec le mouvement en 2005, lorsque ce dernier se radicalise. Puis les deux hommes se disputent en 2007 car de Villiers "ne voulait pas appeler à voter Sarkozy entre les deux tours de la présidentielle", explique Retailleau à Ouest-France. La rupture est consommée en 2009 lorsque Le Figaro évoque la possibilité que le Premier ministre François Fillon le nomme au poste de secrétaire d'État à l'Économie numérique. Philippe de Villiers s'y oppose, et le gouvernement renonce pour "ne pas déclencher une guerre nucléaire avec un parti qu'on voulait honorer". Bruno Retailleau quitte le MPF en 2010, mais est ensuite resté proche de François Fillon. Aujourd'hui, il peut s'appuyer sur le précieux acquis de Force républicaine, le micro-parti que l'ex-candidat à la présidentielle lui a légué, avec son fichier d'adhérents.

Il aime les référendums

Régulièrement, dans la lignée du général de Gaulle, Bruno Retailleau en appelle aux référendums pour redonner du pouvoir aux Français. Ainsi, après la crise des Gilets jaunes, le sénateur avait proposé d'organiser un référendum sur l'âge de départ à la retraite et sur "les quotas d'immigration". "Je pense qu'il faut donner au Parlement, à la représentation nationale, la capacité de fixer annuellement des quotas d'immigration. Cette décision pourrait être formalisée par référendum, ce qui permettrait de redonner la parole aux Français, qui ont pour beaucoup le sentiment qu'on ne les écoute plus, qu'une petite élite prend les décisions à leur place", expliquait-il à Challenges

S'il est élu à la tête de LR, il souhaite également solliciter les adhérents par référendum interne sur les grandes orientations du parti. "Nous travaillerons d'abord sur les idées, en renvoyant la question de la présidentielle après les européennes", a-t-il préconisé, évoquant également la question des primaires.

Il ne veut plus de Nicolas Sarkozy chez LR

"Je vais vous faire une confidence: si je suis élu et si Nicolas Sarkozy souhaite quitter LR, qu'il le fasse. Je ne le retiendrai pas et même je le comprends", a déclaré Bruno Retailleau début octobre. Le sénateur a en gros contre l'ancien président de la République, qui n'avait pas appelé à voter pour Valérie Pécresse pendant la présidentielle, et multiplie les mains tendues envers Emmanuel Macron. "J'ai été très déçu par Nicolas Sarkozy (...) la politique, c'est des convictions et de la loyauté."


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