Le ministre de la Transition écologique met en garde contre les "discours d'Ayatollah" sur l'écologie.
Invité politique de la matinale de LCI, Christophe Béchu rappelle que les mesures d'aides au pouvoir d'achat sont temporaires, et permettent de préserver les plus modestes.
Une condition indispensable pour opérer la transition écologique.

Un numéro d'équilibriste, entre l'urgence climatique et la crise économique. Alors que la Terre enregistre ce jeudi 28 juillet son jour du dépassement - elle a épuisé toutes ses ressources disponibles pour l'année - l'inflation, elle, continue de galoper. Dans ce contexte, le ministre de la Transition écologique, Christophe Béchu veut "accompagner les Français les plus modestes", sans "dévier la trajectoire du gouvernement de sortie des énergies fossiles", expose-t-il sur le plateau de LCI. 

Dès lors, les mesures d'aides au pouvoir d'achat "qui vont jusqu'à la fin de l'année", comme la ristourne sur les carburants, sont nécessaires pour enclencher la transition écologique du pays, préservant d'une "explosion des budgets qui provoquent des explosions sociales". Cette transition ne peut pas s'opérer, sans "que tous les Français soient en capacité de le faire", estime le ministre, mettant en garde contre les "discours d'Ayatollah, considérant que la fin du monde justifierait de ne pas se préoccuper de la fin du mois".

Fonds d'adaptation au changement climatique

Suivant cette logique, les mesures transitoires d'aides au pouvoir d'achat ne peuvent donc "pas se faire au détriment de crédits mis sur l’adaptation au changement climatique". S'arrêtant à la fin de l'année, ces mesures vont "donner lieu au moment de la présentation du budget, à un fonds d’adaptation au changement climatique qui va nous permettre d’accélérer et réorienter des crédits", prévoit Christophe Béchu.

"Le sujet n’est pas d’aider les Français à payer leur plein à moyen terme, car toutes les conditions sont réunies pour que ça continue d'augmenter, et nos dépenses publiques n’y suffiront pas", illustre le ministre. Considérant que la ristourne sur les carburants revient à "faire une taxe carbone à l'envers", Christophe Béchu insiste sur la nécessité "d'accélérer le déploiement des alternatives à la voiture"

Son objectif donc : créer de la "cohésion", pour éviter que la transition écologique ne devienne un "champ de bataille dans un pays qui a besoin d'apaisement. Il ne faut pas une écologie d'invectives et de slogans, mais une écologie de solutions et d'action". 


S.M

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