Le second quinquennat d'Emmanuel Macron

Coalition gouvernementale : Fabien Roussel hésite, et agace les Insoumis

Justine Faure
Publié le 27 juin 2022 à 16h44
JT Perso

Source : TF1 Info

Dimanche, Fabien Roussel ne disait pas "non" à entrer dans un gouvernement de coalition.
Ce lundi, il assure que "ce n'est pas du tout à l'ordre du jour".
Des hésitations qui irritent les insoumis.

Le désamour se poursuit entre insoumis et communistes. Si les deux partis ont réussi à s'entendre pour participer à la Nupes en vue des élections législatives, Fabien Roussel (PCF) n'a jamais vraiment cessé d'exprimer son désaccord avec les positions de Jean-Luc Mélenchon, sur le nucléaire ou sa nomination à Matignon notamment. Ces derniers jours, c'est en laissant la porte ouverte à une participation à une coalition gouvernementale que l'ancien candidat à l'élection présidentielle a irrité à gauche. Si bien que ce lundi, il a fait un pas en arrière.

"Ce n'est pas du tout à l'ordre du jour que nous participions à un tel gouvernement", a-t-il assuré sur CNews. "J'ai clairement dit au président de la République et je ne cesse de le répéter depuis deux jours que quand des communistes rentrent dans un gouvernement, c'est pour défendre les intérêts du monde du travail, des salariés, des travailleurs, l'industrie, nos services publics", a-t-il ajouté, en référence à la proposition d'Emmanuel Macron de former un gouvernement de coalition, des Républicains aux communistes, excluant le RN et LFI. 

"Nous ne pouvons pas participer à un gouvernement qui garde comme logique de continuer de défendre les intérêts d'une minorité, la classe des riches, en refusant de mettre en place l'impôt sur la fortune, en refusant d'augmenter les salaires et les retraites et même participer à un gouvernement qui envisagerait d'allonger l'âge de départ en retraite", a-t-il développé.

Une position différente du groupe communiste à l'Assemblée nationale

Pourtant, dimanche sur LCI, le patron du PCF s'était montré plus ambigu : "Je ne veux pas dire non parce que je veux que ça avance. Et en même temps, je vois bien que la marche est élevée. Mais il faut avoir cette ambition-là, pour notre pays, pour notre peuple", avait-il dit. L'un des principaux arguments de Fabien Roussel est la participation des communistes à un gouvernement d'union avec le général de Gaulle en 1945

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Très vite, cela lui avait valu les critiques de plusieurs insoumis. La présidente du groupe LFI à l'Assemblée nationale Mathilde Panot avait estimé sur France 2 que Fabien Roussel "s'exprim[ait] en son nom propre car ce n'est pas la position du groupe communiste à l'Assemblée nationale". "Pour les communistes, il n'est pas question d'une participation gouvernementale", avait assuré dans L'Humanité le patron du groupe PCF à l'Assemblée André Chassaigne. "Je ne comprends pas très bien ce que dit Fabien Roussel", lui avait aussi reproché la députée LFI Clémentine Autain dimanche sur BFMTV.


Justine Faure

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