La justice a ordonné à la Mairie de Perpignan de retirer la crèche installée dans son enceinte à l'occasion des fêtes.
Mais son maire, Louis Aliot (RN), a confirmé qu'elle serait maintenue jusqu'au 2 janvier.
Lors d'une conférence de presse, il a indiqué qu'il saisirait le Conseil d’État pour faire appel de cette décision.

Après Béziers la semaine dernière, la justice a ordonné à une autre municipalité de retirer sa crèche de Noël. La Ville de Perpignan (Pyrénées-Orientales), dirigée par Louis Aliot (RN) a 24 heures pour retirer la crèche installée dans ses murs. Saisi par la Ligue des droits de l’homme (LDH) en référé, le tribunal administratif de Montpellier a ordonné, mercredi 21 décembre, à la commune de "retirer la crèche de la nativité, ou pessebre" en langue catalane, sous peine d'une astreinte de "cent euros par jour de retard", selon une décision rendue moins de 24 heures après avoir entendu les parties.

"C'est une crèche avec Joseph, Marie, les rois mages qui montrent que nous sommes bien dans une crèche catholique, contraire à la loi de 1905" de séparation des Églises et de l'État, avait plaidé mardi Sophie Mazas, avocate et présidente de la LDH de l'Hérault. "Nous sommes véritablement dans la tradition", avait rétorqué l'avocate de la Ville, Delphine Joubes, en soulignant aussi que la crèche avait été érigée dans un "patio" de l'hôtel de ville "dédié à la catalanité" et par lequel "les personnes qui souhaitent venir à la mairie pour des démarches administratives ne passent pas"

Des habitants prêts à payer les amendes, selon le maire

Louis Aliot a indiqué sur Twitter que malgré la condamnation prononcée, la crèche serait maintenue jusqu'au 2 janvier. "Beaucoup de Perpignanais nous ont sollicité au nom de la tradition catalane, certains d’entre eux se sont d’ailleurs déjà manifestés pour nous aider à régler les amendes s’il le faut", a indiqué l'édile au site d'information locale Ouillade. Lors d'une conférence de presse, il a ajouté qu'il saisirait le Conseil d'Etat pour faire appel de cette décision, qui suscite selon lui "un certain émoi auprès de la population de Perpignan"

La semaine dernière, la Mairie de Béziers avait elle aussi été appelée à démonter sa crèche, installée chaque année par son maire, Robert Ménard. Le 16 novembre, le Conseil d’État avait confirmé l'interdiction de la crèche de Noël de la mairie de Beaucaire, dans le Gard. Dans ces deux communes, dirigées par des maires d'extrême droite, elles sont régulièrement poursuivies en justice mais continuent à être installées chaque année.


La rédaction de TF1info

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