Le parti Renaissance se prononcera, lundi 30 janvier, sur l'exclusion du député Emmanuel Pellerin.
Ce dernier a annoncé dès jeudi son retrait du parti et du groupe politique à l'Assemblée.
Il est au centre d'accusations de consommation de drogue révélées par Mediapart.

"Si les faits sont avérés, ils portent gravement atteinte à l’image du Parlement, mais aussi du parti dont il est adhérent". Loïc Signor, le porte-parole de Renaissance, n'a pas mâché ses mots ce mercredi 25 janvier à l'encontre du député de la majorité présidentielle, Emmanuel Pellerin. Ce dernier est accusé par Mediapart "d'avoir consommé et détenu des produits stupéfiants, notamment de la cocaïne avant et après son élection à l’Assemblée en juin dernier". Selon la loi, l’usage de la cocaïne est en France un délit passible d’un an d’emprisonnement et de 3750 euros d’amende.

Ces faits "sont aussi contraires en tous points aux valeurs que défend Renaissance", a ajouté Loïc Signor avant d'assurer que le parti en tirera "toutes les conséquences lors du bureau exécutif qui se réunira ce lundi, et où Stéphane Séjourné proposera son exclusion immédiate".

Emmanuel Pellerin a lui-même annoncé, jeudi soir, qu'il se mettait "en retrait de la vie de [son] groupe et du parti Renaissance", dans un communiqué publié sur son compte Twitter. 

Des prises de drogue "occasionnelles"

Dans un article publié ce mercredi, Mediapart assure qu'Emmanuel Pellerin, confronté à ces éléments, "a reconnu cet usage illégal". Le député des Hauts-de-Seine "a d’abord argué du fait qu’il avait consommé de la drogue - cannabis et cocaïne - à partir de juin 2020, mais s’était arrêté 'concomitamment' à son entrée en politique fin 2021", ajoute Mediapart.

Emmanuel Pellerin "a justifié cette consommation passée par des difficultés personnelles et familiales en expliquant qu’il s’agissait de prises de drogue 'occasionnelles', à l’occasion de dîners et de soirées", ajoute l'article. Mediapart assure que le député, avocat spécialisé en droit de la santé, a ensuite reconnu avoir "repris de la drogue le week-end où on a fêté (son) investiture au mois de juillet et après c’était terminé", affirmant avoir tout arrêté le "23 juillet".

À la suite de ces révélations et d'éléments nouveaux communiqués au parquet de Nanterre au mois de décembre, une procédure incidente pour usage de produits stupéfiants a été ouverte, indique le parquet à TF1Info. Elle a été confiée à la brigade de Sûreté Territoriale des Hauts-de-Seine.


V. F

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