Ce que proposent les candidats à la présidentielle pour contenir la hausse des prix du carburant

Publié le 8 mars 2022 à 15h42
JT Perso
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Source : JT 13h Semaine

Alors que les prix de l'essence augmentent et vont continuer de grimper ces prochaines semaines, que proposent les candidats à la présidentielle pour réguler ou stopper cette hausse ?
Les candidats se divisent notamment sur la baisse de la TVA de 20 à 5,5%.

Les prix continuent de grimper. La guerre en Ukraine a des répercussions directes sur les automobilistes français, qui voient monter en flèche le prix des carburants à la pompe. Pour essayer de les contenir, le chef de l'État a indiqué lundi soir lors d'une rencontre avec des Français à Poissy que les aides gouvernementales seraient "améliorées" autour d'une "approche indemnité kilométrique et indemnité inflation". Fin janvier, le gouvernement avait annoncé le relèvement de 10% du barème de l'indemnité kilométrique. "C'est plus pertinent que les mesures de baisse de la fiscalité pérenne parce que la fiscalité sur le carburant ça sert à financer notre transition énergétique", a indiqué le président, visant sa principale concurrente Marine Le Pen.

En effet, cette dernière se déclare en faveur d'une "baisse permanente de la TVA de 20 à 5,5%" sur le carburant, l'électricité et le gaz. Mais elle souhaite aussi aller plus loin et "propose de supprimer les augmentations qui ont été décidées par Emmanuel Macron en 2017 et 2018", a-t-elle déclaré ce mardi sur RMC, parlant de la TICPE (taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques). "Ça ferait baisser le litre de gazole de 44 centimes et d'essence de 34 centimes", a-t-elle estimé. 

Sur BFMTV, l'autre candidat d'extrême droite Eric Zemmour s'est montré en faveur du blocage des prix comme mesure d'urgence, à 1,80 euro le litre, soit le prix de l'essence à la pompe avant l'intervention russe en Ukraine. En complément, dans son programme, il dit vouloir rendre obligatoire le remboursement par les entreprises de 50% des frais de carburant de leurs salariés pour leur trajet domicile-travail, dans la limite de 40 euros par mois et s'il n'existe pas d'alternative en transport en commun.

Pécresse, Mélenchon et Jadot contre la baisse de la TVA

Toujours à droite, Valérie Pécresse propose dans son programme d'indexer de manière automatique les indemnités de frais kilométriques sur les prix des carburants tout en supprimant le plafond de distance entre le domicile et le travail (actuellement 40 km). En janvier sur BFMTV, elle avait indiqué être contre la baisse de la TVA à 5,5% par manque d'argent, et préférer augmenter les salaires.

À gauche, on se divise également sur la baisse des taxes. La candidate socialiste Anne Hidalgo indique dans son programme que "l’énergie étant un bien de première nécessité, la TVA sur la facture de gaz naturel et d’électricité sera baissée pour les particuliers , et, transitoirement, comme mesure de pouvoir d’achat, la baisse sera également appliquée pour les carburants en cas de flambée du prix à la pompe". La semaine dernière au Salon de l'agriculture, elle a également appelé à "un blocage de ces prix pour permettre justement à nos concitoyens, et bien sûr les agriculteurs, de pouvoir passer le cap de cette guerre qui pour l'instant donne plutôt des signes de durée"

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Le candidat communiste Fabien Roussel est également pour la baisse de la TVA à 5,5% sur les carburants. En janvier dernier, il réclamait la mise en place d’une taxe flottante "le temps que le prix du baril baisse", notamment en allant "chercher l’argent chez Total qui a gagné plus 16 milliards d’euros de dividendes en deux ans".

En revanche, l'écologiste Yannick Jadot et l'Insoumis Jean-Luc Mélenchon sont contre. Le premier préfère passer par la distribution d'un chèque énergie de 400 euros à 6 millions de ménages français, "qui pourra être utilisé pour payer toutes les dépenses énergétiques, et notamment les dépenses de carburant dans le contexte de hausse du prix des matières premières", indique-t-il dans son programme. Le second prône le blocage des prix des produits de première nécessité, notamment l'essence, et estime que baisser les taxes n'est pas une solution car "vous paierez en impôts ce que vous aurez économisé à la pompe".


Justine FAURE

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