Coronavirus : la pandémie qui bouleverse la planète

Maintien des municipales : "Il s'est passé quelque chose d'inédit aujourd'hui" avec Macron

La rédaction de LCI
Publié le 12 mars 2020 à 21h42
JT Perso

Source : TF1 Info

DECRYPTAGE - Dans son allocution télévisée, le président de la République a expliqué jeudi soir qu'il s’était basé sur les avis des spécialistes et les demandes des politiques pour prendre sa décision de maintenir des municipales. Adrien Gindre, le chef du service politique TF1, souligne que c’est la première fois qu’il agit sans décider lui-même.

Malgré la propagation de l’épidémie et certaines mesures radicales, comme la fermeture des établissements scolaires et des crèches à partir de lundi, le premier tour des élections municipales se tiendra bien quant à lui ce dimanche. Tout au long de la journée de jeudi, l’exécutif avait semblé hésiter sur la marche à suivre. Dans son allocution télévisée, Emmanuel Macron a expliqué qu’il s’était notamment appuyé sur les avis des spécialistes scientifiques et les demandes des responsables des différents partis politiques pour décider de ce maintien.

Pour Adrien Gindre, le chef du service politique TF1, "il s’est passé quelque chose d’inédit".  "On a l’habitude d’entendre Emmanuel Macron nous dire ‘j’ai décidé’ et d’employer le 'je'. Ce soir, il s’est retranché derrière ses interlocuteurs, c’est-à-dire les scientifiques reçus à l’Elysée, qui ont donc considéré que rien ne s’y opposait, et les représentants politiques, reçus par le Premier ministre et qui souhaitaient le maintien des élections ", explique-t-il. "Donc, pour la première fois peut-être depuis le début du quinquennat, Emmanuel Macron n’a pas pris une décision lui-même. Il a laissé les autres la prendre pour lui", ajoute-t-il, en soulignant néanmoins qu’en agissant ainsi, le chef de l’Etat a " considéré que la démocratie était plus importante".

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Cette décision représente cependant un "risque politique" selon Adrien Gindre : tout d’abord, le scrutin pourra-t-il être maintenu pour le second tour le 22 mars ? Ensuite, il sera difficile pour les électeurs d’observer toutes les consignes et tous les "gestes barrières" dans les files d’attente.


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