Covid-19 : le défi de la vaccination

"Il ne reste que 13 à 14% de personnes éligibles à vacciner", annonce Alain Fischer

La rédaction de LCI
Publié le 8 octobre 2021 à 10h06
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Source : TF1 Info

INTERVIEW - Invité d'Elizabeth Martichoux sur LCI, ce vendredi 8 octobre, Alain Fischer, le "Monsieur Vaccin" du gouvernement, a détaillé les publics à cibler en priorité pour faire passer un nouveau cap à la vaccination.

"Il ne reste plus que 13 à 14% de personnes éligibles à vacciner". Le 17 septembre, dix-sept jours après l'échéance fixée par le président Emmanuel Macron, le cap des 50 millions de primo-vaccinés contre le Covid-19 a finalement été franchi. Toutefois, sur le territoire français, les publics les plus fragiles et les plus isolés restent insuffisamment vaccinés. "Il y a un effort indispensable à faire, une priorité absolue, je pense que c'est l'objectif principal de la vaccination en France aujourd'hui : atteindre des personnes vulnérables, fragiles, qui ne sont pas encore vaccinées", a affirmé le Pr. Alain Fischer, président du Conseil d'orientation de la stratégie vaccinale, invité d'Elizabeth Martichoux sur LCI, ce vendredi 8 octobre.

Si les 70-80 ans "sont presque tous vaccinés", ce n'est pas le cas de la classe d'âge supérieure, celle des plus de 80 ans. "Entre 500.000 et 600.000 personnes" ne sont pas primo-vaccinées, a déploré l'immunologue, soit "un peu moins de 14% de cette population". "Le porte-à-porte, ça se fait, mais on conçoit que ça prend beaucoup de temps et beaucoup d'énergie pour toucher là où il faut aller. Ce n'est pas la même chose que de vacciner tous les quarts d'heure dans un centre de vaccination. Cet effort porte ses fruits, mais insuffisamment encore", a-t-il reconnu, ajoutant que pour "les plus fragiles des fragiles, les personnes qui sont le plus loin du système, ça devient de plus en plus difficile", mais qu'il "faut néanmoins poursuivre les efforts avec des actions locales".

Ce triple effort est la priorité numéro un

Alain Fischer, président du Conseil d'orientation de la stratégie vaccinale

"À côté de ces personnes très âgées, il y a des personnes atteintes de maladies chroniques (...) vers lesquelles il faut poursuivre les efforts et enfin, ne pas les oublier, les personnes en situation de très grande précarité. Ce triple effort est, pour moi, la priorité numéro 1, parce que ce sont ces personnes-là qui sont à très risque de maladie grave et de décès", poursuivi le Pr. Alain Fischer. 

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Et pour cause : même si les indicateurs de l'épidémie s'améliorent de jour en jour, la quatrième vague n'est "pas tout à fait terminée". "Elle est globalement contenue, dans la mesure où le nombre de nouveaux entrants à l'hôpital a diminué, mais il y a encore aujourd'hui près de 7000 personnes hospitalisées. Il y a encore des gens dans les services de soins intensifs, il y a encore de nouveaux cas chaque jour. En nombre limité, mais on ne peut pas dire que les choses soient complément sous contrôle."

"Il faut être prudent, raisonnable et vigilant comme toujours", a exhorté le "Monsieur Vaccin" du gouvernement. "On ne peut pas tout prédire. On arrive dans une saison où la météo est un peu plus favorable au virus. Le virus aime bien une température un peu plus froide et humide. Les modélisateurs nous disent que c'est un petit facteur de risque. Le vaccin, tout en étant magnifique, n'est pas parfait. Il faut donc rester vigilant. Pour l'instant, je crois qu'il est raisonnable de maintenir les gestes barrière et l'utilisation du pass sanitaire. Ces mesures nous ont permis de reprendre une vie bien plus normale."


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