La France face à une 3e vague d'ampleur

Covid-19 : la vaccination débutera "fin décembre, début janvier" et ne sera pas obligatoire

Justine Faure
Publié le 25 novembre 2020 à 0h13
JT Perso

Source : TF1 Info

L'essentiel

ORGANISATION - Emmanuel Macron a annoncé ce mardi que la vaccination contre le Covid-19 ne serait pas obligatoire, et qu'en cas de vaccin disponible ces prochaines semaines, elle débuterait "dès la fin décembre, début janvier".

Le vaccin contre le Covid-19 ? "Une formidable lueur d'espoir", selon le président de la République. Un "outil qui nous permettra de faire face au virus durant les prochaines semaines et les prochains mois", a-t-il ajouté lors de son allocution télévisée ce mardi soir, avant de détailler la stratégie du gouvernement pour vacciner les Français, en premier lieu les plus fragiles.

"Notre stratégie repose sur plusieurs vaccins. Certains seront disponibles dès la fin décembre/début janvier, et une seconde génération arrivera au printemps", a précisé le chef de l'Etat. "Les premiers vaccins, sous-réserve des résultats des essais cliniques, pourront être administrés dès la validation des autorités sanitaires compétentes", a-t-il expliqué. Et la campagne de vaccination pourrait dès fin décembre/début janvier. 

"Une campagne de vaccination rapide et massive au plus près des personnes"

"Nous allons organiser une campagne de vaccination rapide et massive au plus près des personnes. La Haute autorité de santé présentera dès les jours à venir ses recommandations. Les autorités sanitaires, avec l’État, les collectivités locales, définiront les modalités pratiques du déploiement des vaccins. Avec les hôpitaux, les maisons de retraite et l’ensemble des médecins de ville nous commencerons vraisemblablement dès fin décembre début janvier [...] par vacciner les personnes les plus fragiles, et donc les plus âgées. Des étapes successives seront présentées afin progressivement de permettre la vaccination du plus grand nombre", a précisé Emmanuel Macron.

Le chef de l'État a également assuré que qu'il ne rendrait "pas la vaccination obligatoire". Pour garantir la sécurité sanitaire, "un comité scientifique sera chargé du suivi de la vaccination. Un collectif citoyen sera aussi mis en place pour associer plus largement la population. Et je tiens à ce que celle-ci se fasse dans un cadre totalement transparent. La vaccination doit se faire dans un cadre clair, transparent, partageant à chaque étape toutes les informations : ce que nous savons, comme ce que nous ne savons pas."

Selon un sondage Harris Interactive pour LCI publié lundi 23 novembre, 51% des Français affirment qu’ils se feront vacciner, dont 19% certainement. Les plus à même d'accepter une vaccination sont les hommes, les personnes âgées de 65 ans et plus, et les électeurs de gauche.