VOCABULAIRE- Interrogé sur la déclaration polémique d'Emmanuel Macron, qui disait vouloir "emmerder" les non-vaccinés, le Premier ministre belge a exprimé son désaccord, préférant "convaincre" plutôt qu'obliger.

"Clairement, ce n'est pas mon vocabulaire". Interviewé par le quotidien belge Le Soir, Alexander De Croo s'est démarqué des récentes déclarations d'Emmanuel Macron, qui a dit cette semaine son envie "d'emmerder les non-vaccinés (...) jusqu'au bout". Au-delà du point de style, le Premier ministre belge estime qu'il faut "embêter le virus et pas embêter les gens".

Le dirigeant libéral flamand a toutefois reconnu que "pour embêter le virus, il faut un maximum de gens qui se font vacciner". Mais avec une philosophie inverse, selon lui : "Je continue à penser qu'il vaut mieux convaincre des gens que les obliger". La Belgique a mis en place un pass sanitaire (nommé ici "Covid Safe Ticket"), dont la transformation en pass vaccinal est "à analyser". "Mais, quelle que soit la décision prise", a développé Alexander De Croo, "il me paraît très important d'ajouter que le Covid Safe Ticket est et doit rester un outil d'exception, temporaire".

Interviewée ce jeudi sur LCI, la présidente de la Commission européenne a éludé la question du vocabulaire choisi par le président français, pour abonder dans son sens sur le fond : "La question qui se pose est la suivante : quelle est la nature de notre responsabilité ?", s'est interrogée Ursula Von der Leyen, "c'est ça qui est essentiel". "Je crois que la liberté individuelle a ses limites quand elle détruit la liberté d'un autre", a-t-elle répondu pour sa part.


FS (avec AFP)

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