Variant Delta : la France face à une quatrième vague

Un "Gilet jaune" interpellé après avoir remplacé le portrait d'Emmanuel Macron par un QR code

La rédaction de LCI
Publié le 5 août 2021 à 8h02
JT Perso

Source : TF1 Info

ANTI-PASS - Une figure des "Gilets jaunes" a été placée en garde à vue mercredi pour avoir remplacé à Besançon le portrait d'Emmanuel Macron par un QR code afin de protester contre le pass sanitaire. Ses avocats dénoncent une arrestation "politique".

Lundi à 13 heures, Stéphane Espic, qui s'est fait connaître pendant le mouvement des "Gilets jaunes", a retiré un portrait officiel d'Emmanuel Macron de son cadre, accroché dans l'hôtel de ville de Besançon et l'a remplacé par un QR Code, censé incarner le pass sanitaire. 

L'action, filmée et mise en ligne sur Facebook, sur le groupe "soutien à la dissidence" montre notamment le portrait du chef de l'État en train d'être retiré et remplacé par la photocopie d'un QR code en forme de doigt d'honneur et portant la mention "Non au pass sanitaire !"

Un grand homard gonflable est visible sur les images. Dans un communiqué, ses avocats, Juan Branco et David Libeskind, expliquent que leur client l'a déposé sur place "afin de signaler la dimension à la fois humoristique et politique de son acte". Une autre séquence de la vidéo montre ensuite le portrait d'Emmanuel Macron déchiré, la tête retirée de la photo.

Selon une source proche du dossier, "c'est la sûreté départementale du Doubs qui a identifié l'auteur et l'a localisé à Nancy", ville où Stéphane Espic a été interpellé mercredi et placé en garde à vue. Il y était encore en début de soirée. 

Le parquet de Besançon a indiqué avoir ouvert une enquête pour "dégradation de bien public, outrage sur personne dépositaire de l'autorité publique et vol". Le "gilet jaune" devrait être remis jeudi à la police de Besançon en vue de sa présentation au parquet de cette ville.

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De leur côté, ses avocats jugent les qualifications retenues par le parquet "inappropriées". Selon eux, "aucun" vol, outrage ou dégradation ne peut être reproché à leur client. Ils estiment également "complètement arbitraire et politique" son arrestation et son placement en garde à vue.

Stéphane Espic "n'a jamais fait usage d'une quelconque violence et a toujours choisi la voie humoristique afin de faire entendre sa voix et ses revendications citoyennes", écrivent encore les avocats dans leur communiqué. Ils dénoncent l'"acharnement" dont leur client fait selon eux "l'objet (...) de la part des parquets depuis trente-six mois et le début du mouvement des 'gilets jaunes'".


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