"TOLÉRANCE ZÉRO" - Le maire de Nice Christian Estrosi se veut ferme à l'égard des non-vaccinés, qui "constituent une menace dans notre pays". Il s'est déclaré favorable à un confinement strict de ces derniers, sans qu'ils puissent toucher l'assurance chômage.

"Les non-vaccinés, j'ai très envie de les emmerder." S'il n'a pas repris les mots d'Emmanuel Macron, Christian Estrosi n'a pas l'air d'en penser moins. Il semble en tout cas déterminé à appliquer la phrase choc du président de la République, prononcée le 5 janvier, dans une interview avec les lecteurs du Parisien. Alors qu'en France, comme ailleurs, l'étau se resserre autour des réfractaires au vaccin contre le Covid-19 avec, notamment, une amende de 600 euros infligée en Autriche, une suspension de poste voire un licenciement en Lettonie ou une interdiction de vente d'alcool et de cannabis au Québec.

En transformant le pass sanitaire en pass vaccinal, "on assume de faire peser les contraintes sur les non-vaccinés plus que sur les vaccinés" et, ainsi, "les inciter à se vacciner", répète en boucle le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal. Invité de RMC/BFMTV, jeudi 13 janvier, le maire de Nice Christian Estrosi s'est déclaré en faveur de mesures très contraignantes pour les plus de 5 millions de Français n'ayant encore reçu aucune dose de vaccin qui sont, selon lui, "une menace dans notre pays".

"Favorable à l'obligation vaccinale", l'ex-membre du parti Les Républicains, qui s'est depuis rangé derrière le président Macron, qu'il a reçu à Nice, lundi 10 janvier, a appelé à "une tolérance zéro" contre "ceux qui restent dans des postures inacceptables". "Les vaccinés n'ont pas à payer pour les non-vaccinés. (...) Ceux qui ne seraient pas vaccinés devraient être confinés chez eux, dans les mêmes conditions que nous étions tous confinés en mars et avril 2020", a-t-il lancé. 

Relancé sur la "contribution santé", mise en place au Québec, qui touchera "tous les adultes qui refusent de se faire vacciner", car ils représentent "un fardeau financier", l'édile azuréen a tapé du poing sur la table. "Ils ne devraient pas avoir droit et accès à l'assurance chômage", a-t-il jugé. Une proposition choc, déjà vue au Canada, où les les non-vaccinés, qui n'ont plus de travail, sont privés des indemnités chômage. "Quand on fait prendre de tels risques à la société, on doit en payer le prix."


Y.R

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