Coronavirus : l'impact économique de la pandémie

Le plan de relance européen est "le moment le plus important depuis la création de l'euro", selon Macron

Hamza Hizzir
Publié le 21 juillet 2020 à 21h24
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Source : TF1 Info

SAV - Le président était, ce mardi 21 juillet, l'invité en direct du journal télévisé de 20H de TF1 après l'accord "historique" des pays de l'UE sur un plan de soutien à leurs économies. L'occasion pour lui d'assurer le service après-vente d'un accord qui "va toucher la vie des gens".

Si Emmanuel Macron a accepté, ce mardi 21 juillet, de répondre, en duplex depuis l'Elysée, aux questions de Julien Arnaud durant le 20H de TF1, c'était pour se livrer à un exercice de pédagogie et de décryptage de l'accord, trouvé ce même jour à l'aube par les dirigeants européens, sur un plan de relance massif, fondé pour la première fois sur un endettement commun, face à la récession sans précédent qui menace le Vieux continent. Survol, point par point, de cet entretien.

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A quoi vont servir les 40 milliards accordés à la France ?

 "C’est très concret, ça va toucher la vie de nos concitoyens, d’abord par le budget. Pour nos agriculteurs, c’est la politique agricole commune. Cela a permis de préserver les revenus de nos agriculteurs pendant sept ans", a embrayé le chef de l'Etat. Avant d'élargir ainsi la visée de cet accord : "Nous allons construire ce plan de relance avec la volonté de financer l'emploi des jeunes, nos PME, nos artisans, des secteurs comme le tourisme, l'emploi thermique des bâtiments, des batteries hydrogènes... (...) Tout ce qui va nous permettre de créer de l'emploi." D'autres pays européens auront-ils un droit de regard sur la manière dont la France disposera de ce budget de 40 milliards ? "Il n'y a aucun droit de veto", a répliqué, catégorique, Emmanuel Macron. 

"Ce plan va protéger nos concitoyens", assure MacronSource : TF1 Info
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Quid de la transition écologique ?

Interrogée sur l'aide octroyée à Airbus, le Président a souligné que "l'Etat français est déjà intervenu" dans ce dossier, et qu'une partie majeure du budget européen doit être destinée à la transition écologique. "Il faut financer des secteurs comme l'aviation et l'automobile, pour accélérer leur conversion à une économie décarbonée", a-t-il en effet insisté, évoquant même la future naissance d'une "industrie verte"

Macron : "Il faut financer les secteurs polluants vers une économie décarbonée"Source : TF1 Info
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Qui va financer ce plan ?

Macron : "Ce n'est pas le contribuable français qui paiera le plan"Source : TF1 Info
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Deux taxes, prélevées au niveau européen, doivent être créées en ce sens, a détaillé Emmanuel Macron : "Notre but est d'avoir une taxe pour les grands acteurs internationaux du numérique qui aujourd'hui ne payent pas d’impôts." Autrement dit la fameuse taxe Gafa, que Bruno Le Maire et ses équipes tentent de mettre en place depuis plusieurs mois déjà. "Ça, ça permettra de rembourser cet emprunt européen." La "deuxième piste", déjà avancée, est celle d'un "mécanisme carbone aux frontières", c'est-à-dire une taxe carbone aux frontières du Vieux continent, à destination des Etats qui y importent des produits polluants, a ajouté le chef de l'Etat.

Macron : "C'est le moment le plus important pour l'Europe depuis la création de la zone euro"Source : TF1 Info
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Puis le président de la République d'enfoncer : "Ces 750 milliards, c'est une dette que les Européens prennent ensemble. Si je prends les 40 milliards que la France va toucher, ce n'est pas une dette à nous. (...) Ce n'est pas le contribuable français qui payera cette dette, ce sont des acteurs, des grandes entreprises internationales qui aujourd'hui ne sont pas assez sollicitées." Et enfin de conclure ainsi son plaidoyer européen : "Ce plan, c'est l'aboutissement d'un travail de trois ans entre la France et l'Allemagne, et le moment le plus important depuis la création de l'euro."


Hamza Hizzir

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