Covid-19 : le défi de la vaccination

Menaces contre les élus : plus de 500 faits recensés depuis juillet, selon Gérald Darmanin

La rédaction de LCI
Publié le 20 janvier 2022 à 12h51
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Source : JT 20h Semaine

SÉCURITÉ - Selon Gérald Darmanin, 534 faits de menaces contre des élus ont été rapportés depuis juillet dernier, en lien direct avec les mesures sanitaires mises en place. Il dit craindre de prochaines attaques physiques.

Les menaces contre les élus vont en augmentant. Invité de France Info ce jeudi, Gérald Darmanin a chiffré à "534 faits" depuis juillet dernier les "menaces graves contre les élus de la République". Elles seraient directement liées au rejet des mesures sanitaires.

 Le ministre de l'Intérieur a ajouté qu'il y avait "à peu près 400 plaintes, car tous les élus ne déposent pas plainte". "Nous avons désormais de très nombreuses interpellations", a-t-il poursuivi.

La crainte de menaces physiques

Face à ces chiffres, une nouvelle "cellule permanente" associant le Sénat et les forces de sécurité intérieure a été créée pour assurer un suivi régulier des faits et des plaintes. "Nous avons autour du président de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand, une mobilisation très forte et quels que soient les bords politiques, quelle que soit la qualité de l'élu, qu'il soit parlementaire, maire ou conseiller municipal. Il est inacceptable qu'en démocratie on puisse envoyer des menaces de mort ou brûler des garages", a-t-il fustigé.

Sur CNews la semaine dernière, Gérald Darmanin a indiqué que les trois quarts des menaces contre les élus proviennent d'antivax.

Relevant que pour le moment les menaces étaient sur principalement sur internet, il a ajouté néanmoins "craindre les menaces physiques". "C'est pour cela que nous mobilisons des moyens considérables", a ajouté Gérald Darmanin alors qu'un renforcement de la protection des domiciles et des permanences des députés avait été mis en place pendant l'examen du projet de loi sur le pass vaccinal. Le ministre espère également "des moyens mis par la justice pour pouvoir condamner assez rapidement" les auteurs des faits.

Neuf personnes ont été interpellées, dont huit, placées en garde à vue pour "harcèlement moral" vis-à-vis d'élus, a appris TF1/LCI mercredi. Ces personnes sont issues d'un groupe structure, dénommé V.V, connu par ses positions anti-vaccins. Ils ont notamment pris pour cible un député et un sénateur, ainsi qu'un médecin. Les faits en question se sont déroulés entre le printemps et l’été dernier.


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