La France touchée par une cinquième vague de Covid-19

Protocole à l'école : Jean-Michel Blanquer "regrette la symbolique" de ses vacances à Ibiza

La rédaction de LCI
Publié le 18 janvier 2022 à 16h01, mis à jour le 18 janvier 2022 à 16h34
JT Perso

Source : TF1 Info

MEA CULPA - Interrogé ce mercredi à l'Assemblée nationale sur son séjour dans les Baléares à la veille de la rentrée scolaire début janvier, le ministre de l'Éducation a regretté "la symbolique" de ce lieu. Et assume sa politique depuis deux ans.

Les explications de Jean-Michel Blanquer. Sous le feu des critiques pour ses vacances, passée aux Baléares juste avant la rentrée scolaire, le ministre de l'Éducation a profité des questions au gouvernement ce mardi pour "regretter la symbolique" de son lieu de villégiature.

"Pourquoi avoir abordé la situation de façon si désinvolte ?", s'est interrogé l'opposition. Réponse du principal intéressé : "Est-ce que j'avais le droit de prendre quelques jours de congés après cette année ? Est-ce qu'il y a des réunions que je n'ai pas faites à cause de cela ? Non. Est-ce que les décisions auraient été différentes ? Non plus." 

Néanmoins, le patron de l'Éducation a exprimé des regrets. "Il y a, je le reconnais, une symbolique. J'aurais pu choisir un autre lieu. La symbolique, je la regrette." Jean-Michel Blanquer reste cependant droit dans ses bottes : "Pour le reste, nous menons la politique de l'école ouverte depuis deux ans. C'est cela l'essentiel. Ne nous perdons pas dans l'accessoire."

"Il n'est plus digne de sa fonction"

Après une première salve d'appels à la démission liée à la grève très suivie le 13 janvier et la mauvaise gestion de protocoles incessants dans les écoles, le ministre est une nouvelle fois dans la ligne de mire depuis lundi soir.  Selon Mediapart, le ministre se trouvait en vacances à Ibiza lorsqu'il a dévoilé au journal Le Parisien le nouveau et controversé protocole sanitaire pour les écoles, à la veille de la rentrée de janvier. 

"C'est sans doute le ministre qui prend le moins de vacances. Il est parti quatre jours. Quatre jours ! Et il a bossé à distance. Faut se calmer", a lancé une députée LaREM. Mais dans la foulée, la gauche a de nouveau réclamé sa démission, tandis que les syndicats enseignants ont pointé du doigt un "symbole terrible". Pour Guislaine David, secrétaire générale du SNUipp-FSU, premier syndicat du primaire, il "n'est plus digne de sa fonction".


La rédaction de LCI

Tout
TF1 Info