La Guadeloupe et la Martinique en proie à de vives tensions

Crise aux Antilles : pourquoi Sébastien Lecornu ne se rend pas en Guadeloupe et en Martinique

La rédaction de LCI
Publié le 25 novembre 2021 à 14h59
Le ministre des Outre-mer Sébastien Lecornu, le 6 janvier 2021.

Le ministre des Outre-mer Sébastien Lecornu, le 6 janvier 2021.

Source : LUDOVIC MARIN / AFP

TEMPORISATION - Le mouvement de contestation ne faiblit pas aux Antilles françaises, qui s'opposent farouchement à l'obligation vaccinale. Le ministre des Outre-mer Sébastien Lecornu a confirmé qu'il se rendrait prochainement en Guadeloupe et en Martinique, une fois que l'ordre sera rétabli.

Il ne s'est pas encore rendu sur place. Depuis la mi-novembre, une crise couve aux Antilles. La Guadeloupe est secouée par une crise sociale déclenchée par des manifestations contre l'obligation vaccinale des soignants et des pompiers. Le mouvement de contestation a pris de l'ampleur, avec un appel à la grève générale d'un collectif d'organisations syndicales et citoyennes, qui réclament aussi la hausse des salaires et des minima sociaux, ainsi que la baisse du prix des énergies. Cette colère s'est exportée ces derniers jours en Martinique. Or, pour l'heure, aucun membre du gouvernement n'a pris la peine d'aller sur place.

Mais pourquoi donc l'exécutif tarde à se rendre dans les Antilles françaises ? "Je vais y aller, je l'ai indiqué, mais j'assume la méthode qui est la nôtre", a répondu le ministre des Outre-mer Sébastien Lecornu, interrogé sur BFMTV, jeudi 25 novembre. Il a expliqué que la priorité est de "rétablir l'ordre" sur place avant tout déplacement. En Guadeloupe, où la situation semble s'apaiser, la préfecture de Guadeloupe a prorogé, mardi 23 novembre, le couvre-feu, fixé de 18 heures à 5 heures, jusqu'à la fin de la semaine. Une décision actée "compte tenu des mouvements sociaux en cours" dans le département ultramarin.

Accalmie en Guadeloupe, vive tension en Martinique

"Les personnes qui tirent à balles réelles sur des policiers ou des gendarmes, qui saccagent des commerces, qui s'en prennent à des bijouteries, n'ont rien à voir avec une contestation ni sanitaire, ni sociale", a affirmé Sébastien Lecornu. "Le rétablissement de l'ordre se fait progressivement, les nuits sont plus calmes, même si nous observons un certain nombre de faits en Martinique."

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En Martinique, la tension restait vive, mercredi 24 novembre, au soir du troisième jour de grève générale pour protester contre l'obligation vaccinale contre le Covid-19. Les barrages continuaient à se multiplier sur l'île, malgré l'appel de l'intersyndicale à lever ces points de blocages pour éviter un emballement des violences. Un supermarché a été incendié au Robert, selon les pompiers, qui précisent n'intervenir qu'en présence des forces de l'ordre, après avoir essuyé plusieurs tirs de projectiles.


La rédaction de LCI

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