Emmanuel Macron réélu pour un second mandat de président de la République

Critiqué par les macronistes, François Ruffin se défend d'avoir insulté Emmanuel Macron

Maëlane Loaëc
Publié le 28 avril 2022 à 20h02
JT Perso

Source : Sujet JT LCI

Le parlementaire LFI a affirmé jeudi que le président réélu était le "bâtard" de François Hollande, ex-président socialiste.
Des propos décriés par les macronistes, qui l'accusent d'insulter le chef de l'État.
François Ruffin a de son côté renvoyé à la définition du mot, disant s'en tenir au sens d'"enfant illégitime".

Ce n'est pas la première flèche que le camp insoumis décoche contre la macronie, depuis la réélection d'Emmanuel Macron, dimanche 24 avril. Jean-Luc Mélenchon, troisième homme du premier tour, a déjà désigné l'actuel chef de l'État comme le président "le plus mal élu de la Ve République". Jeudi, le député LFI François Ruffin a estimé pour sa part, sur France Inter, qu'une filiation existait encore entre François Hollande et Emmanuel Macron, en désignant ce dernier comme le "bâtard" de l'ancien président socialiste, dont il avait été le ministre de l'Économie pendant deux ans.

"Aujourd'hui, il y a un drapeau de la gauche qui est haut, qui peut briller alors qu'elle pourrait ne plus exister", s'est-il tout d'abord réjoui, à l'heure où de nombreuses négociations sont en cours à gauche à l'approche des législatives, notamment entre le PS et LFI. Avant de poursuivre, en faisant allusion aux appels du pied du candidat marcheur aux électeurs de gauche pendant l'entre-deux-tours : "Quand on a eu cinq ans de Hollande, et que son héritier, son fils ou son bâtard, Emmanuel Macron, est présenté comme étant la continuité de cette gauche-là, ça pourrait être laminé dans le pays, ça ne l'est pas". 

François Ruffin avait aussi estimé que "l'élection d'Emmanuel Macron est légitime" mais qu'"en revanche, le projet qu'il porte est aujourd'hui minoritaire dans le pays", prédisant un "temps de tension" à venir. 

"Macron est dans la droite lignée de Hollande", insiste François Ruffin

Mais c'est surtout le terme "bâtard" qui a été retenu par la partie adverse et qui a entraîné une levée de boucliers dans les rangs des soutiens d'Emmanuel Macron. Le président du groupe LaREM à l'Assemblée Nationale, Christophe Castaner, a jugé sur Twitter que François Ruffin avait recours à "la provocation et l’excès" et avait adopté un comportement "indigne d'un élu de notre parlement". "Il reste au final fidèle à l’esprit de la France Insoumise : on insulte les vainqueurs ('bâtard'), on méprise le vote des Français, on refait constamment le match", a-t-il écrit. 

Quant à Nathalie Loiseau, eurodéputée membre du parti Horizons d'Edouard Philippe, soutien d'Emmanuel Macron, elle estime que le député de la Somme "insulte le Président de la République, mais aussi tous ceux qui l'ont réélu". "Mauvais perdant, la rancœur l'égare", a-t-elle ajouté. De nombreux députés LaREM ont aussi répondu à la sortie du parlementaire en accusant tous la France Insoumise d'"indignité".

Lire aussi

Sur Twitter, François Ruffin a fait fi des critiques et a maintenu ses propos, tout en renvoyant à la définition du mot "bâtard" : "Bâtard, n. m. : enfant illégitime", a-t-il écrit. 

"C'est vrai, ce n'est pas juste : Macron est dans la droite lignée de Hollande. 'Mon ennemi, c'est la finance' a accouché d'un banquier à l'Élysée. Avec la même politique : CICE, loi Travail, réforme des retraites et compagnie", a-t-il tenté de justifier. "Il faut savoir s'excuser. Et arrêter d'insulter", a réagi coup sur coup, sur le réseau social, la députée LaREM des Yvelines, Aurore Bergé.


Maëlane Loaëc

Tout
TF1 Info