"Une gifle n'est pas acceptable" : condamné pour violences conjugales, Adrien Quatennens dit regretter de s'être placé en victime

Publié le 7 février 2024 à 10h40, mis à jour le 7 février 2024 à 10h47

Source : TF1 Info

Pour la première fois, le député de La France insoumise Adrien Quatennens a pris la parole à propos de sa condamnation pour violences conjugales en décembre 2022.
À l'époque, il avait écopé de quatre mois de prison avec sursis, et le groupe LFI à l'Assemblée nationale l'avait exclu quatre mois.
Il a dit, ce mercredi matin sur France 2, "regretter" d'avoir "un jour levé la main" et d'avoir "mal compris à l'époque que certains mots pour [sa] défense étaient mal choisis".

Il exprime publiquement ses "regrets", pour la première fois. Le député de La France insoumise Adrien Quatennens a assuré, ce mercredi 7 février sur France 2, "regretter" de s'être placé en victime juste après sa condamnation pour violences conjugales en décembre 2022, estimant lors de cette première intervention médiatique en forme de mea culpa que "chacun peut s'améliorer".

"Ce que je regrette, c'est d'avoir un jour levé la main, ça oui", a déclaré sur France 2 le député condamné à quatre mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Lille dans une procédure de plaider-coupable. "Ce que je regrette aussi, c'est d'avoir mal compris à l'époque que certains mots pour ma défense étaient mal choisis. Aujourd'hui, je ne les redirais pas", a-t-il ajouté, en réponse à Thomas Sotto, qui lui rappelait qu'il avait alors dénoncé un "acharnement" et une peine trop sévère.

"Ce que je ne regrette pas, en revanche, c'est d'avoir été honnête", a-t-il ajouté sur France 2, rappelant avoir suivi "un stage de sensibilisation aux violences intrafamiliales" sur demande de son parti. "J'ai appris, j'ai travaillé, j'ai compris", a-t-il expliqué, tirant la conclusion qu'"il faut défaire certains mécanismes qui sont intériorisés en nous, notamment des mécanismes sexistes". "Mais la conclusion que j'en tire, c'est aussi que chacun peut s'améliorer", a-t-il complété. 

Dans un long entretien télévisé, Adrien Quatennens avait dénoncé, dès le lendemain de sa condamnation, un "lynchage médiatique", critiquant également son ex-épouse et ses "menaces". "J'ai payé bien assez cher sur tous les plans. Je ne céderai pas", avait-il en outre argumenté pour justifier qu'il conserve son siège de député.

Adrien Quatennens avait rejoint les bancs de l'Assemblée nationale un mois à peine après sa condamnation. Exclu pendant quatre mois de son groupe, son retour dans celui-ci avait été publiquement dénoncé par plusieurs députées du mouvement. Actif sur les réseaux sociaux, il se tenait jusqu'alors à une diète médiatique stricte.


Maxime MAGNIER

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