Affaire Quatennens : le député LFI dans la tourmente

Adrien Quatennens accusé de violences conjugales : retour sur la chronologie des faits

J.F
Publié le 23 novembre 2022 à 18h18
JT Perso

Source : TF1 Info

En retrait de la vie politique depuis le 18 septembre, Adrien Quatennens préparait son retour à l'Assemblée nationale.
Mais les déclarations de son ex-compagne formulées ce mercredi, l'accusant de "violences physiques et morales" depuis "plusieurs années", compromettent cette échéance.
Retour sur la chronologie des faits depuis deux mois.

Les nouvelles accusations formulées par Céline Quatennens à l'encontre de son mari, ce mercredi 23 novembre, vont compliquer encore un peu plus le retour du député sur les bancs de l'Assemblée nationale et dans la vie politique. Depuis plus de deux mois maintenant, l'élu du Nord est passé d'espoir de La France insoumise adoubé par Jean-Luc Mélenchon, à paria. En cause, des violences conjugales exercées sur son épouse, qu'il a reconnues. Retour sur la chronologie des faits. 

Dans son édition datée du 14 septembre, le Canard enchaîné écrivait que le député du Nord était "soupçonné de s'être livré à des violences conjugales", son épouse ayant déposé une main courante auprès des services de police du Nord à son encontre. L'avocate du parlementaire indiquait alors dans cet article qu'elle avait été "déposée à la suite d'une dispute dans le but de se prémunir en cas de litige autour de ce divorce". Les deux époux confirmaient cette version dans un communiqué publié le 13 septembre, date à laquelle avait fuité l'information. Céline Quatennens indiquait qu'elle ne souhaitait "ni porter plainte ni suites judiciaires"

Adrien Quatennens publiait ensuite, le 18 septembre sur son compte Twitter, un communiqué dans lequel il reconnaissait avoir été violent. "Je sais les faits qui peuvent m'être reprochés et le plus simple est sûrement de les dire", écrivait-il, avouant notamment avoir "saisi le poignet" de son épouse et "pris son téléphone portable". Il évoquait aussi un "fait daté d'un an, où, dans un contexte d'extrême tension et d'agressivité mutuelle, j'ai donné une gifle". Il indiquait également se mettre en retrait de sa fonction de coordinateur de La France insoumise. Le lendemain, le lundi 19 septembre, le parquet de Lille confirmait avoir ouvert une enquête après le dépôt de la main courante par Céline Quatennens.

Adrien Quatennens refuse de démissionner

Soutenu par son groupe à l'Assemblée nationale, il n'a jamais été question qu'Adrien Quatennens démissionne de son mandat de député, mais il a été en arrêt maladie plusieurs semaines. Des parlementaires LFI ont confirmé que ce dernier avait pris fin récemment, sans en préciser la date, et que le retour de l'élu du Nord dans l'hémicycle était à l'étude. Une position qui n'était toutefois pas partagée par l'ensemble des membres de la Nupes.

Le 24 septembre, la presse apprenait que Céline Quatennens avait déposé une seconde main courante dans laquelle elle indiquait que son mari lui avait envoyé de nombreux SMS depuis le dépôt de sa première main courante. L'avocate du député avait précisé dans un communiqué que ces textos ne contenaient "aucun message à caractère malveillant ou menaçant"

Le 1er octobre, l'AFP apprenait qu'Adrien Quatennens avait été entendu dans le cadre d'une audition libre au commissariat de Lille, et deux jours plus tard que Céline Quatennens avait porté plainte contre son époux le 26 septembre, pour les mêmes faits que ceux évoqués auparavant dans les deux mains courantes, soit des violences physiques et du harcèlement.

Une convocation le 13 décembre devant le tribunal de Lille

Lundi 21 novembre, l'entourage d'Adrien Quatennens a indiqué que ce dernier était convoqué le 13 décembre devant le tribunal de Lille dans le cadre d'un "plaider-coupable". S'il accepte la peine proposée par le parquet, il pourra éviter une audience publique sur l'affaire. Selon l'avocate du parlementaire, "les faits retenus à son encontre sont la gifle" et ses SMS envoyés "après leur séparation".  

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Ce 23 novembre, Céline Quatennens est sortie de son silence. "Face aux déclarations de Monsieur Quatennens arguant médiatiquement 'd'une seule gifle dans un contexte d'extrême tension et d'agressivité mutuelle', je ne peux rester dans le silence face à des propos que j'estime mensongers", explique-t-elle. Elle accuse son mari de lui avoir fait subir "colères""crises" et "violences physiques et psychologiques" depuis "plusieurs années". Quelques heures après, le député LFI a répliqué et démenti. Via son avocate, il fait remarquer que ces accusations interviennent "dans le cadre des négociations tendues à l'occasion de son divorce et de désaccords sur les modalités financières et la garde de leur enfant". Son entourage réplique qu'après avoir été entendu par la justice, il n'a été reconnu coupable que de deux infractions qu'il a avouées : une gifle et des SMS envoyés après leur séparation. 


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