Des députées de la majorité accusées à tort d'avoir rédigé de fausses lettres de menaces

Publié le 27 mars 2023 à 12h41, mis à jour le 27 mars 2023 à 17h04

Source : TF1 Info

Vendredi, deux députées de la majorité avaient relayé sur Twitter des courriers d'insultes, d'intimidations et de menaces de mort visant notamment leurs enfants.
Ce week-end, elles ont été accusées à tort sur les réseaux sociaux d'avoir écrit elles-mêmes ces lettres de menace.
Des accusations qui ne tiennent pas, dont Marie Lebec s'est expliquée.

Ces derniers jours, plusieurs députées de la majorité ont reçu des lettres de menaces, vraisemblablement écrites par la même personne. La présidente de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet est l'une des destinatrices, a-t-elle révélé ce dimanche dans Le Grand Jury LCI/RTL/Le Figaro, annonçant avoir porté plainte. Parmi les autres élues visées figurent les députées des Yvelines Marie Lebec et Aurore Bergé. Mais tout au long du week-end sur les réseaux sociaux, elles ont été accusées d'avoir écrit elles-mêmes ce courrier, "pour apitoyer le peuple" ou se "faire passer pour une victime"

Vendredi 24 mars en milieu de journée, Marie Lebec, députée Renaissance des Yvelines, a été la première à rendre public un courrier d'insultes et de menaces, notamment de mort envers son enfant. Quelques heures plus tard, la cheffe des députés Renaissance Aurore Bergé publie à son tour dans un tweet la photo d'une lettre aux propos sexistes et menaçants. "Être insultée, être intimidée, c'était déjà intolérable. Mais en venir à menacer mon bébé de 4 mois : 'Il est si petit mon rejeton, il pourra pas s'enfuir. Feu, batte de baseball, barre de fer…' C'est infâme. Juste infâme", écrit-elle en commentaire.  

Le recto-verso d'un même courrier

Le lendemain, samedi 25 mars, elle fait un nouveau tweet pour s'indigner que certaines personnes l'accusent d'avoir écrit une fausse lettre de menaces. Sur Twitter, des comptes écrivent : "Le procédé est honteux, Marie Lebec et Aurore Bergé ont utilisé la même écriture et surtout la même feuille recto-verso pour écrire leurs fausses menaces et ainsi se positionner en victimes". 

Pour quelles raisons cette rumeur s'est-elle répandue ? Parce qu'en y regardant de plus près, on distingue, en transparence, que le courrier reçu par Marie Lebec et Aurore Bergé est le recto et le verso d'une même lettre. 

Marie Lebec rejette les accusations de faux

Marie Lebec l'a expliqué à Checknews. Elle indique avoir reçu ce courrier vendredi matin à se permanence, et confirme que le message au recto lui était adressé quand celui au verso était à destination de la présidente du groupe Renaissance à l'Assemblée nationale. "Oui, c’est la même lettre", a-t-elle confirmé, repoussant par la même occasion les accusations de faux. L'élue a prévenu Aurore Bergé qu'elle était mentionnée dans ce courrier, et cette dernière a elle aussi fait le choix de publier la photo du message la concernant sur Twitter.

Selon les décomptes des services du palais Bourbon, depuis le début de la mandature en juin dernier, "61 parlementaires ont subi des violences, que ce soit au sein de leur permanence ou par courrier ou sur les réseaux sociaux" et notamment "22 depuis le 19 mars". En février, EELV avait lancé un compte Instagram baptisé "Balance ton intimidation" pour dénoncer les violentes menaces reçues par leurs élues sur les réseaux sociaux.


Justine FAURE

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