Le député LFI Aymeric Caron diffuse ce mercredi dans l'enceinte de l'Assemblée nationale un documentaire sur la situation à Gaza.
Peu de parlementaires ont confirmé leur présence, l'immense majorité ayant décliné l'invitation pour différentes raisons.

Une vidéo d'1h30 des images de sept mois de guerre dans la bande de Gaza, réunies par le député membre du groupe insoumis Aymeric Caron. Ce mercredi, en début de soirée, les députés ont été invités à visionner le documentaire "Gaza depuis le 7 octobre" alors que la veille la situation au Proche-Orient a enflammé l'hémicycle et ses couloirs. Cette projection intervient six mois après celle organisée par les autorités israéliennes pour montrer le massacre commis par le Hamas le 7 octobre, mais l'élu du 18e arrondissement de Paris conteste répondre à celle-ci. En revanche, il regrette que si peu de ses collègues aient répondu présents - 13 sur 576 à quelques minutes de la diffusion. 

Pour certains, l'absence est assumée par opposition à la démarche d'Aymeric Caron. C'est le cas de Mathieu Lefèvre (Renaissance), président du groupe d'amitié France-Israël, qui avait coordonné la projection du film de l'armée israélienne en novembre. Il dénonce une "concurrence victimaire" et l'omission du terme "terroriste" pour décrire le mouvement islamiste dans le mail d'invitation d'Aymeric Caron. "Le président macroniste et pro-Netanyahou de ce groupe d’amitié répond dans Le Parisien qu’il ne viendra pas ce soir car l’invitation ne comprenait pas le mot 'terroriste'. Foutaise. Prétexte. Lâcheté", a répondu le député insoumis sur X.

Je supporte mal de voir des images d'horreur."
Alexis Corbière

D'autres n'iront pas pour ne pas s'exposer à la violence des images, y compris chez LFI. "Je pense que c'est un film à voir. A titre personnel j'ai trois enfants, je supporte mal de voir des images d'horreur" a expliqué Alexis Corbière (LFI)  sur BFMTV. "Je ne me sens pas capable de voir les images", a abondé Dominique Simonnet (LFI) sur X. Tous deux s'étaient aussi abstenus de visionner le film montrant les images du 7 octobre.

Certains hésitent, comme Mireille Clapot (apparentée Renaissance), vice-présidente du groupe d'études France-Palestine. Favorable à la diffusion pour des raisons d'"équilibre", elle n'est pas sûre de vouloir voir les images sur grand écran. Le président du groupe d'études France-Palestine Richard Ramos (MoDem), qui ne s'était pas rendu à la projection du film des autorités israéliennes en novembre dernier, estime lui aussi que celle-ci ayant eu lieu, il est "normal" de voir le film sur Gaza pour éviter "deux poids deux mesures". Le groupe d'études a soutenu la diffusion du film, mais laisse Aymeric Caron "responsable des images", qui n'ont pas été présentées à ses membres.

Aymeric Caron a expliqué que la plupart des vidéos qui composent son film ont été récupérées via les réseaux sociaux auprès de plusieurs sources - journalistes palestiniens, médias français et étrangers, armée israélienne, habitants gazaouis. L'ancien journaliste revendique un travail d'"authentification" du contenu de son film et assure qu'"il n'y a aucune image du Hamas"


J.F.

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