Élection présidentielle 2022
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Présidentielle : Marine Le Pen défend "la cohérence globale" de son projet

La rédaction de TF1info
Publié le 12 avril 2022 à 20h30, mis à jour le 13 avril 2022 à 12h01
JT Perso

Source : JT 20h Semaine

Emmanuel Macron et Marine Le Pen se retrouvent à nouveau face-à-face au second tour de l'élection présidentielle.
Un duel qui s'annonce plus serré qu'en 2017, selon les estimations des sondages.
Suivez dans ce live les dernières informations sur la campagne.

F. ROUSSEL REJETTE TOUTE RESPONSABILITÉ DANS L'ÉCHEC DE J.-L. MÉLENCHON


Le communiste Fabien Roussel, qui a obtenu 2,3% des voix au premier tour, se défend dans L'Humanité d'avoir fait perdre Jean-Luc Mélenchon (22%), qui a raté le second tour pour 420.000 voix, et s'est dit "prêt à discuter de la suite avec lui". Le candidat communiste regrette "un vote prétendument utile qui a siphonné les voix de beaucoup de candidats, dont moi, au bénéfice des trois premiers et au détriment du pluralisme politique".


Fabien Roussel rejette l'idée que le PCF, soutien de Jean-Luc Mélenchon en 2012 et 2017, ait contribué à la défaite de l'Insoumis : "Les 802.588 électeurs qui ont voté par conviction pour ma candidature, pour les Jours heureux, n’auraient pas voté pour un autre candidat de gauche".  En outre, "rejeter la faute sur eux quand il y a 12 millions d’abstentionnistes, c’est un peu facile", a-t-il ajouté.


De très nombreux messages postés sur les réseaux sociaux ont pris pour cible les responsables communistes depuis dimanche. Alors qu'un local du PCF à Lille a été vandalisé et un autre tagué du mot "traîtres" à Nantes, Fabien Roussel a estimé que "l’heure ne doit surtout pas être aux invectives" et qu'il faut "transformer les 32 % de la gauche en un plus grand nombre de députés lors des élections législatives". "Je suis prêt à discuter de la suite" avec Jean-Luc Mélenchon, a-t-il assuré.

EMMANUEL MACRON CHAHUTÉ À STRASBOURG, IL RÉPOND DU TAC AU TAC


Devant plusieurs milliers de personnes, des partisans mais aussi des opposants, Emmanuel Macron a tenu mardi un meeting d'une petite heure devant la cathédrale de Strasbourg. Alors que ses partisans l'acclamaient au cri de "cinq ans de plus", des pro-"gilets jaunes", ou pro-Mélenchon ou encore des défenseurs du climat mêlés à la foule l'ont pris à partie à de multiples reprises.


"Macron rend l'ISF", l'a hué un petit groupe, vite éloigné par les vigiles. Mais Emmanuel Macron, qui ne s'est pas laissé déstabiliser, a répliqué : "l'ISF, il est pas dans ma poche, cela a permis de créer des emplois !". À des militants Insoumis qui criaient le nom de leur champion, il a lancé : "Mélenchon ? Oui, vous avez pu voter la première fois! C'est le principe de la démocratie. Je demande à tous le même respect !". 


"Et le climat ?", l'a soudain questionnée une jeune étudiante de 24 ans, Théa, qui a voté Yannick Jadot au premier tour. "J'entends les préoccupations, je les partage", mais "je veux tirer les gens avec moi" sur ce sujet. "On a réduit deux fois plus vite les gaz à effet de serre" que durant le précédent quinquennat. "Mais il faut maintenant aller beaucoup plus vite". 

QUEL BUDGET POUR LE PROGRAMME DE MARINE LE PEN ?


Sur TF1, la candidate du RN a défendu un programme chiffré à 68 milliards d’euros. Pour le financer, "je baisse les mauvaises dépenses publiques, : je fais des économies sur l’immigration, les fraudes, (...) la mauvaise gestion de l’État", a-t-elle assuré. 


Elle a notamment évoqué le recours aux cabinets de conseil étrangers, pour lequel le gouvernement de son adversaire Emmanuel Macron a été largement critiqué. "On peut éventuellement les utiliser de temps en temps, mais il ne faut pas que ce soit en remplacement de notre fonction publique, des fonctionnaires, qui sont très compétents", a-t-elle jugé. 


Marine Le Pen a cité également les 1200 agences d’État, dont elle veut "obtenir une baisse de 10% de leur fonctionnement", et les Agences Régionales de Santé (ARS), "qui ont démontré leur incompétence totale pendant la crise du Covid" selon elle, et qu'elle souhaite supprimer. "mon objet est équilibré", a appuyé la candidate du RN. 

IMMIGRATION : "IL FAUT PRENDRE DES DÉCISIONS", ASSURE MARINE LE PEN 


Sur le volet de l'immigration, "si on veut sauver notre système de protection sociale, alors il faut le rendre soutenable", a jugé sur le plateau du 20H de TF1 Marine Le Pen. "L’ouverture de ce système à l’ensemble du monde l’a rendu insoutenable et l’a mis en péril. Ce n’est pas de gaité de cœur, mais il faut prendre des décisions", a-t-elle assuré. 


La candidate du RN souhaite donc "inscrire dans la constitution par référendum une révision pour permettre la priorité nationale". L'objectif : "réserver aux Français" certaines allocations comme les allocations familiales, prévues "pour inciter à la natalité française, donc c'est parfaitement cohérent", a-t-elle affirmé. Les aides de solidarité, comme "le RSA et les APL", seront versées "aux Français et aux étrangers qui ont cinq ans d’équivalent temps plein sur le territoire".


Sur le plan de la justice, "il faut que les gens qui n’ont rien à faire dans notre pays repartent chez eux, il faut à tout prix renvoyer les délinquants et criminels étrangers dans leur pays d’origine, il n’y a aucune raison de les conserver sur le territoire", a-t-elle assuré. 

POUR BARDELLA, UNE RÉELECTION DE MACRON SIGNIFIE "5 ANS DE DÉSASTRE SUPPLÉMENTAIRE"


"Le Mozart de la finance nous laisse une situation catastrophique", a ironisé sur LCI Jordan Bardella, président par intérim du Rassemblement national.


D'après lui, "la réélection d'Emmanuel Macron, ça va être cinq ans de désastre et casse fiscale supplémentaire, de saignée fiscale, d'impuissance avec une forme anarchique d'insécurité". "Le programme de Marine Le Pen réppond aux inquiétudes et elle est la seule à pouvoir battre Emmanuel Macron", a-t-il martelé.

COMMENT MARINE LE PEN VEUT-ELLE FINANCER LES RETRAITES ?


Sur le plateau du 20H de TF1, Marine Le Pen est revenue sur son refus de reculer l'âge légal de départ à la retraite, qui est de 62 ans. "Il n’y a pas de sujet" sur le financement, a-t-elle assuré. "Que personne n’oublie que les retraites sont financées par le travail, donc le meilleur moyen d’avoir un système qui est parfaitement viable, à l’équilibre, c’est de recréer de l’emploi et de la richesse dans notre pays", a lancé la candidate du RN. 


Elle a avancé des "mesures de patriotisme économique", comme le "localisme", protéger agriculteurs industriels de la "concurrence internationale déloyale" et créer un "ministère de lutte contre les fraudes". “Je ne me soumets pas à l’idée de faire accepter aux Français que l’on aura toujours, toute la vie, un chômage de masse", a-t-elle poursuivi, promettant un système "tenable" qui sera chiffré à 9,6 milliards d'euros à la fin du quinquennat grâce à "d’autres économies sur dépenses que je considère inutiles ou nocives". 


"Les pensions ne baisseront pas", a-t-elle encore promis. Elle souhaite par ailleurs "inciter les jeunes à entrer sur marché du travail tôt" : "tous ceux qui le feront avant 20 ans, avec un emploi significatif, pourront partir à 60 ans avec 40 annuités". 

"IL FAUT ÊTRE CAPABLE D'OUVERTURE", ASSURE VÉRAN


"Il faut être capable d'ouverture. Il y aura une concertation", a assuré Olivier Véran, à propos notamment du projet de réforme des retraites voulu par Emmanuel Macron. "Je préfère un candidat qui sait écouter qu une candidate qui fait la sourde oreille. Sur l’application de la réforme des retraites, on consulte, on concerte", a-t-il déclaré.


"On a appris. La crise des gilets jaunes, le grand débat, on n'avait jamais eu ça", a-t-il énuméré.

LE RIC : "UNE MANIÈRE DE RÉPARER LA DÉMOCRATIE", DÉFEND M. LE PEN


Dans le 20H de TF1, Marine Le Pen est revenue sur le référendum d'initiative citoyenne (RIC) qu'elle défend, qui consiste à proposer "un projet de loi soumis à référendum" selon elle. "Arrêtons de penser que les Français ne pourraient pas comprendre un projet de loi qu’on leur soumet", a-t-elle lancé.


"Je suis pour le respect de la volonté des Français. Le peuple est souverain, c’est lui qui décide", a-t-elle ajouté, confirmant qu'elle souhaite qu'un référendum où "l'ensemble des Français s'exprime" soit lancé dès que 500.000 électeurs se rassemblent pour soumettre un projet de loi ou abroger un texte déjà voté. 


"C’est sain, c’est une manière de réparer la démocratie qui a été abimée par Emmanuel Macron", a-t-elle plaidé, défendant "un moyen de recoudre ce gouffre qui s’est créé aujourd’hui entre les Français et leurs représentants".

OLIVIER VÉRAN PRÔNE LE "RASSEMBLEMENT"


"Nous nous adressons à tous les Français, ceux qui ont voté et n'ont pas voté (...) on s'adresse à tout le monde", a affirmé le ministre de la Santé Olivier Véran, invité sur LCI ce mardi soir. "Nous avons montré notre capacité à nous rassembler à nous rassembler autour de valeurs communes", a-t-il ajouté, saluant le soutien de Nicolas Sarkozy.


Interrogé sur le vote en faveur de l'extrême droite, le ministre concède "qu'il est important, c'est vrai". "Il y a une partie des gens qui m'ont dit 'on a voté Macron en 2017 au premier tour, là on va envoyer un signal pour l'écologie'. C'est un signal que nous entendons. A l'évidence, une partie des Français ne votera pas pour Emmanuel Macron au second tout, il n'y a pas d'hégémonie, c'est une élection démocratique". 


"Faire de la peur son fond de commerce a toujours été la tentation historique de l'extrême droite", a-t-il fustigé, reconnaissant toutefois "des tensions et des difficultés mais il y a un avenir. Nous agissons au quotidien. C’est l’enjeu de cette campagne du second tour".

MARINE LE PEN CLARIFIE SES POSITIONS SUR L'UE


Dans le 20H de TF1, la candidate du RN Marine Le Pen, est revenue sur les propos d'Emmanuel Macron, qui l'accuse de vouloir "sortir" de l'UE mais de ne "plus le dire" : "c'est totalement faux", a-t-elle assuré. La contribution à la communauté "a été augmentée de 50% en cinq ans", a-t-elle affirmé, accusant aussi Emmanuel Macron de 600 milliards de dettes supplémentaires sur le quinquennat. 


"Mon objectif n'est pas de baisser la contribution à l'UE, mais la contribution nette. Elle est de 9 milliards actuellement, je voudrais qu'elle soit à 4 milliards, ce qu'elle était en moyenne sous Jacques Chirac. C'est raisonnable de faire des efforts", a-t-elle ajouté. 


Quant à la maîtrise des frontières, elle souhaite "retrouver la maîtrise de l'immigration". Elle refuse d'être "forcée d'accueillir par un certain nombre de règles européennes des gens qui viennent en France, alors que les Français veulent choisir qui viennent chez eux", a-t-elle ajouté. À ce sujet, elle propose un référendum qui aura "vocation à constitutionnaliser une partie du droit des étrangers", qui ne figure pas dans notre Constitution, a-t-elle lancé. 

MARINE LE PEN MISE SUR LE SOCIAL POUR CONVAINCRE


"J'ai le projet le plus protecteur", assure dans le 20H de TF1 la candidate du RN Marien Le Pen, critiquant à l'inverse une "politique très dure à l'égard des plus modestes et de déconstruction de notre système de protection sociale" menée selon elle par Emmanuel Macron. Elle souhaite "préserver" ce système, qui représente à ses yeux "le bien et le patrimoine de ceux qui n'en ont pas".


Avec cette proposition et "avec le référendum d'initiative citoyenne, la proportionnelle, très certainement un certain nombre d'électeurs de Jean-Luc Mélenchon peuvent être intéressés par cette protection que je leur offre et que je considère comme essentielle", a-t-elle lancé. Avant d'ajouter : "il y en a bien d'autres parce que tous ceux qui n'ont pas voté pour Emmanuel Macron au premier tour peuvent se retrouver sur ma candidature". Selon elle, "80% des inscrits n'ont pas voté pour lui".

MARINE LE PEN DÉFEND LA "COHÉRENCE GLOBALE" DE SON PROGRAMME


"Je souhaite faire un gouvernement d'union nationale mais il ne faut pas que la cohérence globale de mon projet en soit perturbée", a lancé Marine Le Pen, invitée dans le 20H de TF1. Elle a rappelé souhaité un scrutin à la proportionnelle à l'Assemblée Nationale, dont les "modalités" seraient discutées au Parlement.

TRENTE BUREAUX DE VOTE ONT FERMÉ APRÈS 20H À PARIS


Une trentaine de bureaux de vote parisiens ont fermé après l'heure légale de 20h00 dimanche lors du 1er tour de l'élection présidentielle, a indiqué mardi la mairie de Paris, qui explique cette situation "exceptionnelle" mais légale par une "forte affluence en fin de journée" et un déficit d'assesseurs.


"La clôture des opérations de vote au-delà de 20h correspond à une situation exceptionnelle qui a concerné (...) moins de 30 bureaux répartis sur neuf arrondissements", a indiqué à l'AFP la mairie, qui comptait pour cette élection 899 bureaux de vote contre 896 en 2017. Plusieurs vidéos montrant des bureaux de vote ouverts après 20h ont été relayées par des internautes s'en étonnant, tandis que d'autres allaient jusqu'à dénoncer des "fraudes" remettant en cause la régularité du scrutin.


"Le vote après 20h00", heure de fermeture des bureaux de vote dans les grandes villes françaises et donc de diffusion des premières estimations, "est autorisé si les électeurs se sont présentés dans le bureau de vote avant 20h", rappelle la mairie pour qui cela "arrive à chaque élection". Une exception rappelée dimanche soir par le ministère de l'Intérieur.

MARINE LE PEN N'AVANCE PAS DE FINANCEMENT, AFFIRME EMMANUEL MACRON


"Le discours de Marine Le Pen peut se résumer ainsi : 'Ce monde vous inquiète ? On va fermer les frontières, virer les immigrés, interdire les musulmans et vous donner de l'argent. On vous expliquera plus tard comment on financera le tout. Dormez'", a raillé dans les colonnes du Point Emmanuel Macron. "Elle propose de raser gratis en abaissant les prix de produits de première nécessité. Si on fait ça, on est fous  ! Je suis surpris que si peu de gens dénoncent cette imposture", a ajouté le président-candidat au sujet du programme de son adversaire du RN. 


Critiquant un "projet de soumission à l'étranger, projet de sortie de l'Europe, projet de division des Français, projet de régression climatique, projet qui menacerait nos retraites, notre épargne, nos emplois", il y a aussi défendu que " malgré le contexte difficile et malgré les peurs, l'esprit français, celui de l'humanisme, des Lumières et de 1789, est bien là". "Oui au neuf, à l'optimisme, à la conquête. Mais non au renoncement à notre Histoire et à nos racines. Cette tension entre tradition et modernité est au cœur de l'histoire française", a-t-il ajouté. 

FRANCOIS HOLLANDE INVITÉ DU 20H DIMANCHE SUR TF1

E. ZEMMOUR RÉAGIT AU REFUS DE M. LE PEN DE LE COMPTER DANS SON POTENTIEL GOUVERNEMENT


À l'entrée de son QG cet après-midi, Eric Zemmour a réagi à l'annonce de Marine Le Pen qui a indiqué qu'elle refusait de l'intégrer à son gouvernement si elle était élue. "Grand bien lui fasse !", a-t-il lancé selon nos informations.

"JE FAIS DU TERRAIN", SE DÉFEND EMMANUEL MACRON


"Je fais du terrain, je le fais en ayant la charge de président de la République, je ne suis pas que candidat", a assuré depuis Mulhouse Emmanuel Macron. Répondant à des critiques lui reprochant de ne pas avoir suffisamment mené campagne avant le premier tour, "quand on fait des sommets internationaux, on ne peut pas faire autrement, mais je n'ai pas ménagé ma peine", a répondu le président-candidat. "Faire campagne, ce n'est pas qu'aller vers mes soutiens. (...) J'aime ça, aller à l'écoute, convaincre et agir, et je vais continuer", a-t-il ajouté. 


"Je ne me cache pas, je suis toujours à l'aise devant les opposants. Je trouve que collectivement, on protège beaucoup l'extrême droite. (...) Ils ne se déplacent jamais, ils ne vont jamais voir leurs opposants, ils vont en province chez leurs soutiens uniquement, mais ne vont jamais voir ceux qui sont pas d'accord avec eux", a-t-il critiqué. "Moi, durant tout mon quinquennat, parfois j'ai été en m'énervant un coup trop loin, en disant de traverser la rue ou ceci ou cela, c'est de ma faute. Mais j'ai toujours été au contact", a-t-il plaidé, affirmant avoir "plus d'expérience". Avant d'ajouter : "Il y a certaines erreurs que j'ai pu faire que je ne referai plus".

SUR L'EUROPE, M. LE PEN "RACONTE DES CARABISTOUILLES", LANCE E. MACRON


Depuis Mulhouse, le président-candidat Emmanuel Macron a affirmé que son gouvernement avait "fait en Européens des choses qui ont changé la vie de nos compatriotes". À l'inverse, "Madame Le Pen raconte comme d'habitude des carabistouilles" au sujet de l'Union Européenne, a-t-il jugé. "Elle explique qu'elle ne paiera pas la facture du club, qu'elle en changera les règles mais toute seule. Il y en a qui ont essayé, ils ont eu des problèmes. Cela veut dire qu'elle veut en sortir mais elle n'ose plus le dire, ce n'est jamais bon", a-t-il jugé.


"Elle veut sortir de l'Europe et refaire quelque chose, sans doute avec ses amis. Si elle veut faire une alliance avec la Hongrie et la Pologne, ce sera un drôle de club, je pense qu'il ne sera pas bon pour la France, pour l'Europe, pour Strasbourg", a-t-il poursuivi.


Un peu plus tard, lors d'un discours à Châtenois, toujours dans le Bas-Rhin, il a affirmé que "le projet de l’extrême droite est un projet où se cache la sortie de l’Europe". "Avec la plus grande force, vous me verrez m’opposer à ce projet parce que c’est le retour au nationalisme et le retour de la guerre. Jamais", a-t-il ajouté.

LA CGT NE VEUT "PAS UNE VOIX" POUR MARINE LE PEN


"Pas une voix du monde du travail pour l'extrême droite, elle doit être combattue partout", affirme la CGT dans un communiqué mardi, à douze jours d'un second tour incertain entre les deux candidats à la présidentielle, Emmanuel Macron et Marine Le Pen. "La situation est grave, en France; l'extrême droite est aux portes de l'Elysée", relève dans ce texte le deuxième syndicat français.


Soulignant que l'extrême droite a cumulé au premier tour "plus de 32% des suffrages", en additionnant les scores de Marine Le Pen, Eric Zemmour et Nicolas Dupont-Aignan, la confédération "réaffirme que ces partis et leur programme vont à l'encontre de l'intérêt du monde du travail". "L'histoire le montre, il y a une différence de nature entre les partis républicains qui accèdent au pouvoir et le cèdent et l'extrême droite qui, une fois arrivée au pouvoir, le confisque", poursuit la Confédération.

C. ESTROSI APPELLE À UN "GOUVERNEMENT D'UNION RÉPUBLICAINE" DERRIÈRE E. MACRON


Le maire de Nice Christian Estrosi, ex-membre des Républicains aujourd'hui soutien d'Emmanuel Macron, a appelé mardi à "un gouvernement d'union républicaine" qui intègrerait des représentants des partis ayant "clairement appelé à voter" pour le chef de l'État au second tour de la présidentielle.


"Je souhaite que tous ceux qui ont clairement appelé à voter Emmanuel Macron (...) puissent participer à la conduite des affaires de notre pays pendant les cinq prochaines années", a-t-il plaidé dans un entretien à l'AFP, estimant que "le moment est venu de mettre en place un gouvernement d'union républicaine". Et cela "sans pour autant dévoyer l'esprit du projet porté par notre candidat" Emmanuel Macron, a-t-il averti.


Dans "un esprit de dépassement", un tel gouvernement pourrait intégrer des représentants du Parti socialiste, du Parti communiste ou des écologistes, dont les candidats Anne Hidalgo, Fabien Roussel ou Yannick Jadot ont dès dimanche soir appelé à voter Emmanuel Macron pour faire barrage à Marine Le Pen, la candidate du Rassemblement national, a dit l'ancien ministre de l'Industrie.

L'UDI APPELLE À VOTER EMMANUEL MACRON


Les centristes de l'UDI, soutiens de la candidate LR Valérie Pécresse, ont appelé mardi à voter pour le président-sortant Emmanuel Macron au second tour de la présidentielle face à Marine Le Pen. Le bureau national du parti présidé par le député Jean-Christophe Lagarde a adopté cette position à "l'unanimité", selon un communiqué. 


L'UDI souhaite "un mandat très différent du premier plutôt que le risque de l’effondrement que porte le programme d’extrême droite". "Pour la première fois, la candidate d’extrême droite peut gagner", s'alarme le parti centriste. "Rien dans son programme ne ressemble à nos valeurs ni aux projets que nous portons", a-t-il complété, listant "ses positions sur l’Europe", "sa proximité de toujours avec les régimes autoritaires" ou "ses propositions économiques démagogiques".

CORSE : UN PARTI INDÉPENDANTISTE APPELLE À BOYCOTTER LE 2ND TOUR


Le parti indépendantiste Core in Fronte, minoritaire à l'assemblée de Corse, a appelé mardi à boycotter le second tour de la présidentielle, afin que sa demande de "reconnaissance des droits du peuple corse" soit entendue par "le futur gouvernement".


"Pour le deuxième tour, les forces patriotiques doivent prendre l'initiative d’une abstention plus massive pour adresser un message politique commun au futur gouvernement: celui de la reconnaissance des droits du peuple corse et d'une solution politique", écrit Core in Fronte dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.


Cet appel rejoint celui lancé quelques jours avant le premier tour par l'autre parti indépendantiste insulaire, Corsica Libera. Dimanche, l’abstention en forte hausse sur l'île, a atteint 37,24% contre environ 32% au premier tour en 2017 et 25,14% dans toute la France.

MARINE LE PEN VOIT UNE "TRAHISON" DANS LE CHOIX DE J.-L. MÉLENCHON


Marine Le Pen a dénoncé mardi une "trahison" de Jean-Luc Mélenchon (LFI) vis-à-vis de ses électeurs, appelés à ne pas donner une voix à la candidate RN au second tour de la présidentielle alors que, selon elle, Emmanuel Macron a mené "une politique violemment antisociale".


"C'est une trahison quand même de sa part [Jean-Luc Mélenchon], car ses électeurs attendent de la protection", et "en laissant penser qu'Emmanuel Macron doit être réélu, il leur supprime toute capacité à être protégés. C'est tout de même très grave", a estimé la candidate RN sur France Inter.

E. MACRON : "PAS DE TABOU" SUR SA PROPOSITION SUR LES RETRAITES


Depuis le Haut-Rhin, Emmanuel Macron est revenu sur sa proposition de retraite à 65 ans, à raison de quatre mois de plus par an, soit un départ à la retraite à cet âge là en 2031, si le dispositif est lancé dès 2003. 

"Je suis prêt à une clause de revoyure, qui aurait lieu à la fin de ce quinquennat, en 2028", soit avant le report aux 65 ans, "ne me choquerait pas", a-t-il lancé. "C'est à discuter avec les partenaires sociaux, j'y suis ouvert, il n'y a pas de tabou. Mais la réforme est claire", a-t-il assuré. 


Avant d'ajouter : "ceux qui mentent sont ceux qui expliquent aux gens qu'on peut faire des cadeaux sans les financer", critiquant un programme adverse en décalage "avec la réalité". "Quand on propose une politique sociale, (...) avec des retraites plus généreuses, ce qui est juste, on explique comment on le fait, je le fais. J'ai clarifié les choses, j'ai dit que ce serait progressif et concerté", a-t-il affirmé. 


"Il faut qu'on donne des respirations à une réforme avec des points de rendez-vous, mais ce n'est pas tout de suite et tout n'est pas ficelé", a poursuivi le président sortant. Il a ajouté que le référendum pourrait être envisagé sur cette question, mais qu'il privilégiera "une large concertation politique et avec les partenaires sociaux sur ce sujet".

E. MACRON "PLUTÔT FAVORABLE" AU SEPTENNAT, MAIS RENOUVELABLE


Depuis Mulhouse, le président candidat Emmanuel Macron a commenté sur LCI la proposition de son adversaire Marine Le Pen, qui souhaite instaurer un septennat non renouvelable. Il s'est dit "plutôt favorable" à la durée de ce mandat : "Je pense que le septennat est un bon rythme pour la présidentielle, (...) que c'est une bonne respiration par rapport au rythme des législatives et au temps un peu plus long qu'a besoin la présidence sur des grandes questions internationales de défense", a-t-il expliqué. 


En revanche, "le caractère renouvelable ou non dépend du peuple", a-t-il estimé : "je laisserai le peuple décider. Quand on croit à la souveraineté populaire, je ne vois pas pourquoi on dirait aux gens que c'est impossible de renouveler. On peut le limiter dans le temps mais le limiter à une fois, c'est étrange". 


Il s'est toutefois dit "ouvert" à la question, et a reconnu avoir échoué à "rassembler largement toutes les forces politiques dans notre pays" pour mener une réforme constitutionnelle, à laquelle il s'était pourtant engagé il y a cinq ans. "La bonne réforme institutionnelle est celle qui a un minimum de consensus entre ces formations politiques, on ne peut pas réviser la Constitution de manière directe", a-t-il poursuivi.

MARINE LE PEN NE NOMMERA PAS SA NIECE DANS SON GOUVERNEMENT


Après avoir indiqué ce matin qu'Eric Zemmour ne ferait pas partie de son gouvernement si elle est élue, Marine Le Pen a précisé cet après-midi que sa nièce Marion Maréchal n'en serait pas non plus. 

MARINE LE PEN POUR ELIRE 2/3 DES DEPUTES A LA PROPORTIONNELLE


Marine Le Pen souhaite instaurer une part de proportionnelle aux élections législatives. "Les députés seront élus selon un scrutin de type proportionnel pour au moins 2/3 d'entre eux", a-t-elle expliqué, souhaitant que "le tiers restant permett[e] de conserver une prime majoritaire" pour éviter l'instabilité parlementaire.


La candidate souhaite également instaurer un septennat non renouvelable.

MARINE LE PEN SOUHAITE FACILITER LE RECOURS AU REFERENDUM ET INSTAURER LE RIC


En conférence de presse, Marine Le Pen a indiqué que si elle était élue elle modifierait la Constitution pour faciliter l'organisation de référendums sur tous les sujets. "Un texte adopté par référendum ne pourra pas être abrogé ou modifié différemment", a-t-elle expliqué. "Si le peuple a adopté un texte il ne pourra pas être abrogé pendant 15 ans sauf nouveau via un recours au référendum."


Elle a déclaré que "seul le peuple devrait avoir la possibilité de réviser la Constitution" et non le Parlement.


La candidate du Rassemblement national veut aussi instaurer le référendum d'initiative citoyenne (RIC), nécessitant la signature de 500.000 Français pour faire voter une nouvelle loi sans l'accord du Parlement. En revanche elle ne souhaite pas qu'il permette de révoquer des élus, comme le souhaitait par exemple Jean-Luc Mélenchon.

LARCHER RÉPOND À SARKOZY


Le président du Sénat, Gérard Larcher, s'oppose à "l'appel au rassemblement d'Emmanuel Macron", prôné par Nicolas Sarkozy. "L'opposition ne peut être réduite à une confrontation entre la majorité présidentielle et les partis extrêmes", répond-il à l'ex-chef de l'État.

DEMOCRATIE PARTICIPATIVE : MARINE LE PEN CONSTATE "L'ECHEC" DE MACRON


En conférence de presse, Marine Le Pen a constaté que le quinquennat d'Emmanuel Macron était un "échec" en terme de démocratie participative. Elle a cité notamment son refus de prendre un "décret d'application de la loi sur la banque de la démocratie", a estimé qu'il avait "contribué à dévaluer le rôle du politique, à dégrader la fonction présidentielle", et a regretté qu'il ait remplacé "des politiques par des techniciens".

LA FONDATION ABBÉ PIERRE APPELLE À VOTER MACRON


Dans un communiqué, la Fondation Abbé Pierre appelle à voter pour Emmanuel Macron au second tour. Elle estime que l'élection de Marine Le Pen mettrait en danger les valeurs qu'elle défend et que "la préférence nationale maintiendrait ainsi hors de la solidarité du pays des personnes en très grande difficulté". "Devant un tel risque et avec la ferme volonté de préserver ce que notre société a de meilleur, la Fondation Abbé Pierre appelle les électrices et électeurs à aller voter pour Emmanuel Macron le 24 avril 2022", ajoutant que "cet appel ne vaut, ni ne vaudra, blanc-seing pour le futur président de la République".

LE SOUTIEN DE SARKOZY "HONORE" MACRON


"Son soutien m'honore", réagit Emmanuel Macron après la déclaration de Nicolas Sarkozy, qui votera pour le président sortant au second tour.

EMMANUEL MACRON INTERPELLÉ SUR LA SANTÉ


À peine arrivé à Mulhouse, le candidat Macron est interpellé par un soignant sur la situation de l'hôpital.

Présidentielle 2022 : à Mulhouse, Emmanuel Macron interpellé sur la situation des hôpitauxSource : TF1 Info
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LE PROJET DE MACRON "COMPLÉTÉ PAR DES PROPOSITIONS VENANT D'AILLEURS"


"J'ai un projet, mais je veux montrer qu'il y a des choses à discuter. Le projet peut être complété par des propositions venant d'ailleurs", déclare Emmanuel Macron, en déplacement à Mulhouse. Sur la question des retraites, "l'horizon de 65 ans peut être adapté", mais "dans les cinq ans qui viennent, il faut un décalage de quatre mois par an".

EMMANUEL MACRON EN ALSACE


Le candidat Macron est attendu dans les prochaines minutes à Mulhouse, où Jean-Luc Mélenchon est arrivé en tête au premier tour (36,06%), juste devant lui (25,15%).

Présidentielle 2022 : Emmanuel Macron attendu à MulhouseSource : TF1 Info
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J. AUBERT TACLE N. SARKOZY


Le député LR Julien Aubert a taclé Nicolas Sarkozy, qui appelle ce matin à voter pour Emmanuel Macron au second tour. "Nous attendions avant le premier tour que vous veniez aider votre famille politique. Vous parlez maintenant. C’est trop tard", a-t-il tweeté. "Ce sera clairement non pour moi", a ajouté le député du Vaucluse, qui a déjà indiqué qu'il ne voterait pas pour le chef de l'Etat.

JOSPIN VOTERA MACRON


L'ancien Premier ministre socialiste Lionel Jospin indique qu'il "écartera Marine Le Pen et votera Emmanuel Macron" au second tour de la présidentielle. "Au second tour de l'élection à la présidence de la République, le dimanche 24 avril, le pays étant confronté à deux mouvements de rejet, j'écarterai Marine Le Pen et voterai Emmanuel Macron", écrit-il dans un communiqué. En 2002, il avait été éliminé face à Jean-Marie Le Pen au premier tour de la présidentielle de 2002.

COPÉ "DESOLÉ" DE LA POSITION DE LR POUR LE SECOND TOUR


Jean-François Copé (LR) s'est dit sur franceinfo "vraiment désolé, pour ne pas dire plus, que notre parti, héritier de la tradition gaulliste européenne, soit incapable d'assumer une position d'opposition totale avec Le Pen et donc d'appeler au deuxième tour à voter Macron". Dimanche il avait appelé à la constitution d'un "nouveau pacte gouvernemental" pour "que la droite de gouvernement y soit associée".

SARKOZY VOTERA POUR MACRON


L'ancien président de la République indique dans un texte publié sur ses réseaux sociaux qu'il votera pour Emmanuel Macron au second tour de l'élection présidentielle. "Je crois qu’il a l’expérience nécessaire face à une grave crise internationale plus complexe que jamais, parce que son projet économique met la valorisation du travail au centre de toutes ses priorités, parce que son engagement européen est clair et sans ambiguïté", écrit Nicolas Sarkozy, qui n'avait pas apporté son soutien à Valérie Pécresse avant le premier tour.


"Il faudra sortir des habitudes et des réflexes partisans", ajoute-t-il. "La fidélité aux valeurs de la droite républicaine et à notre culture de gouvernement doit nous conduire à répondre à l’appel au rassemblement d’Emmanuel Macron en vue de l’élection présidentielle".

REFLEXION SUR LA REFORME DES RETRAITES : LE PEN DENONCE UNE "MANOEUVRE"


Marine Le Pen estime que l'inflexion d'Emmanuel Macron sur la réforme des retraites est une "manœuvre pour atténuer l’opposition des électeurs de gauche". "Car en réalité la retraite à 65 ans c’est son obsession, il ne parle que de ça, il n’envisage que ça", a-t-elle estimé sur France Inter.

LE PEN NE VEUT PAS DE ZEMMOUR DANS SON EQUIPE


Marine Le Pen pourrait-elle intégrer Eric Zemmour, qui a clairement appelé à voter pour elle au second tour, dans son équipe ? "Non ça n’est pas une possibilité. Il n’en a pas le souhait, je n’en ai pas le souhait non plus", a-t-elle déclaré sur France Inter, même si elle concède qu'il fait partie du camp de "ceux qui croient en la France". 

LE MAIRE VANTE DES PROPOSITIONS POUR LE POUVOIR D'ACHAT " PLUS EFFICACES ET JUSTES" QUE CELLE DE LE PEN


"Nos propositions sur le pouvoir d'achat sont plus efficaces et plus justes", que celles de Marine Le Pen, a défendu sur CNews le ministre de l'Economie Bruno Le Maire. "Parce qu'elles reposent sur le travail", "la valorisation du travail". "Quand nous proposons de plafonner les factures d'électricité c'est plus protecteur que ce que propose Marine Le Pen de baisser la TVA, qui augmente de 20% la facture d'électricité", a-t-il également prix comme exemple.

CHRISTIAN JACOB DÉNONCE "L'IRRESPONSABILITÉ TOTALE" DE MARINE LE PEN


"Marine Le Pen dit tout et n'importe quoi, comme elle l'a souvent fait, avec 200 milliards d'euros de dépenses, sans aucun financement", fustige Christian Jacob, le président des Républicains, sur LCI. "Quand elle parle de ramener la retraite à 60 ans, c'est une irresponsabilité totale." Selon lui, elle se "fiche du monde".

"LES ENVELOPPES DE DONS ARRIVENT" AUX RÉPUBLICAINS


Lundi, Valérie Pécresse a lancé un appel aux dons, ayant échoué sous le seuil des 5%, synonyme de remboursement des frais de campagne. "Les enveloppes de dons commencent à arriver", assure le patron du parti, Christian Jacob, sur LCI. "Il y a une situation difficile, nous n'avions pas anticipé de faire moins de 5%. Il faut que le parti soit capable d'accompagner Valérie Pécresse", qui s'est endettée personnellement à hauteur de cinq millions d'euros.


Le parti va "bien sûr" l'aider à éponger sa dette, poursuit Christian Jacob. "Les dons sont les bienvenus, ils sont nécessaires. Nous allons trouver une solution, mais il y a effectivement besoin de dons."

ELECTEURS LFI QUI VOTERONT LE PEN : "VOUS VOUS TROMPEZ" LEUR DIT BOMPARD


"Je ne conteste pas qu’il puisse y avoir des gens qui ont voté pour Jean-Luc Mélenchon au premier tour et envisagent de voter pour Marine Le Pen. Je les respecte mais si vous faites ça c’est une erreur. Vous vous trompez parce que vous pensez qu’elle va défendre vos intérêts alors que ce n’est pas le cas", a déclaré Manuel Bompard, indiquant qu'elle est opposée à l'augmentation du smic, au blocage des prix de première nécessité, a abandonné la retraite à 60 ans pour tous et ne propose rien pour l’urgence climatique.

RETRAITES : BOMPARD APPELLE MACRON À ÊTRE PLUS CLAIR


"Si Emmanuel Macron veut ouvrir la porte à nos électeurs", "qu’il prenne un engagement" en faveur d'un référendum sur la question des retraites, a déclaré Manuel Bompard sur Public Sénat. "Sans doute que ça peut intéresser des électeurs qui ont voté pour Jean-Luc Mélenchon", a ajouté le directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon, qui appelle toutefois le chef de l'Etat à être plus "clair" sur le sujet.

CHRISTIAN JACOB N'AVAIT "PAS IMAGINÉ" UNE TELLE DÉFAITE


"Non, je n'avais pas imaginé le score" de Valérie Pécresse (4,78%), admet sur LCI Christian Jacob, président des Républicains. "Nous n'avons pas réussi à ouvrir l'étau entre le président de la République, qui a retardé cette campagne au maximum, et Marine Le Pen. Il y a une voie, elle existe sur les territoires, mais nous n'avons pas réussi à desserrer l'étau au niveau national. Mais je pense aux élections législatives, la représentation des territoires."

LA NOUVELLE AFFICHE DE CAMPAGNE DE MARINE LE PEN


Marine Le Pen a dévoilé ce mardi son affiche de campagne pour le second tour. Son équipe indique assumer le parallélisme avec le portrait officiel du président de la République, et le clin d'oeil au slogan de campagne d'Emmanuel Macron ("Pour tous les Français" vs "Nous tous"). 

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CHRISTIAN JACOB VOTERA EMMANUEL MACRON


Invité de LCI ce mardi, le président des Républicains, Christian Jacob, appelle ses troupes à "faire preuve d'humilité et de modestie après le résultat" de Valérie Pécresse (4,78%).


Pour le second tour, "nous avons une ligne très claire : aucune voix ne doit aller à Marine Le Pen parce que ce serait le chaos", estime-t-il. "Dans ce cadre, chacun s'exprime. Pour m'opposer, je mettrai un bulletin Macron dans l'urne, cela ne vaut ni caution ni adhésion, mais c'est le meilleur moyen d'empêcher Marine Le Pen de devenir présidente de la République."

LÉGISLATIVES : BOMPARD APPELLE À UN RASSEMBLEMENT DERRIÈRE LFI


"A celles et ceux qui veulent participer à la construction d’un pacte majoritaire pour les législatives il va falloir discuter autour du programme, des orientations politique qui ont été choisi les électeurs au premier tour de l’élection présidentielle", a déclaré Manuel Bompard, directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon, sur Public Sénat.

B. DELANOE "PRECONISE UN VOTE POSITIF POUR E. MACRON"


L'ancien maire socialiste de Paris Bertrand Delanoë "préconise un vote positif pour Emmanuel Macron. (...) Pendant les trois dernières années il a très bien protégé les Français dans des crises graves", a-t-il déclaré sur France Inter. "Pour l'homme de gauche que je suis, le plus important c'est la lutte contre le chômage.  Les résultats de la politique d'Emmanuel Macron sur l'emploi c'est fondamental sur la justice sociale", a ajouté celui qui pense le président plus à même que Marine Le Pen d'arriver au plein emploi.

CHRISTIAN JACOB SUR LCI


Le président des Républicains, Christian Jacob, est l'invité de LCI. Un entretien à suivre dès 8h30 sur le canal 26.

AVOIR UN MANDAT CLAIR


Sur RTL, le Premier ministre a également estimé qu'il était nécessaire de "rassembler", pour le second tour de l'élection présidentielle, face à la candidate du Rassemblement national, Marine Le Pen. "Il faut avoir un mandat clair", a-t-il estimé, avant d'affirmer qu'Emmanuel Macron était le "mieux placé" pour gouverner. "Le programme de Marine Le Pen, c'est le déclassement assuré de la France", a-t-il affirmé. 

UNE RÉFORME DES RETRAITES NÉCESSAIRE


Invité sur RTL, le Premier ministre Jean Castex est revenu sur les propositions portées par le président sortant et notamment sur la réforme des retraites que souhaite mettre en place Emmanuel Macron. Il l'a estimée nécessaire : "Si nous ne faisons rien, le risque, c'est que les pensions diminuent", a-t-il affirmé. "On vit plus longtemps, donc il faut cotiser plus longtemps », a-t-il également précisé. Selon Jean Castex il faudra ainsi reculer l'âge de départ à la retraite, à 64 ou 65 ans.

SOUTIEN MEXICAIN


Le président de gauche nationaliste du Mexique, Andres Manuel Lopez Obrador, a affirmé lundi qu'il avait "beaucoup apprécié" les résultats du président sortant Emmanuel Macron et de son "ami" Jean-Luc Mélenchon dimanche au premier tour de l'élection présidentielle en France. "Macron comme social-démocrate, modéré, centriste, ne s'en est pas mal sorti comme président", a commenté le chef d'État mexicain, qui veut rompre dans son pays avec les "néo-libéraux".

L'AGENDA DE LE PEN


Pour sa part, Marine Le Pen doit s'exprimer ce mardi dans les médias d'abord dans la matinale sur France Inter puis dans la soirée, invitée du 20 heures du  TF1. 


La candidate d'extrême-droite doit aussi tourner aujourd'hui son clip de campagne et tenir une conférence de presse sur le thème de la "démocratie" à Vernon, dans l'Eure.

MACRON EN ALSACE


Le candidat-président, qui multiplie les déplacements depuis dimanche, doit se rendre dans le Grand-Est, au lendemain d'une tournée dans le Nord sur des terres populaires qui ont voté massivement Marine Le Pen au premier tour.


A Mulhouse, il va à la rencontre de soignants, puis se rend à Strasbourg dans la soirée. Les deux villes ont porté ce dimanche Jean-Luc Mélenchon en tête avec entre 35 et 36% des suffrages.

Bonjour à tous et bienvenue dans ce direct où nous suivrons la campagne présidentielle tout au long de ce mardi 12 avril. 

Les finalistes tentent de donner des gages aux électeurs de gauche. Emmanuel Macron s'est dit prêt, au premier jour de la campagne du second tour, à "bouger" sur sa réforme des retraites, reconnaissant des "crispations". A Carvin, dans le Pas-de-Calais, il a "ouvert la porte" à un report de l'âge de départ à 64 ans, plutôt qu'à 65 ans comme cela figure dans son programme, "s'il y a trop de tensions" et que cela peut "bâtir un consensus".

Pour sa rivale d'extrême droite, pas question de laisser le champ libre à son adversaire. Elle a effectué un déplacement surprise dans l'Yonne, pointant la montée de l'inflation. Après une rencontre avec un agriculteur céréalier, elle a appelé à prendre "des mesures d'urgences" contre l'inflation qui va s'aggraver. Elle a rappelé sa proposition de baisser la TVA de 20 à 5,5% sur les produits de l'énergie, accusant son adversaire d'être "100%" responsable des crises, comme celle des Gilets jaunes.


La rédaction de TF1info

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