VIDÉO - IVG, Navalny... Ce qu'il faut retenir de l'interview de Jordan Bardella au 20H de TF1

Publié le 4 mars 2024 à 19h00, mis à jour le 5 mars 2024 à 7h56

Source : TF1 Info

Le président du RN, tête de liste aux élections européennes, était l’invité du 20H de TF1 ce lundi 4 mars.
Il est revenu sur son meeting donné la veille à Marseille pour lancer la campagne des européennes auprès de Marine Le Pen.
Retrouvez son intervention.

Ce live est à présent terminé. 

SOUTIEN À L'UKRAINE

Alors que l'Assemblée nationale doit voter le soutien de la France à l'Ukraine, le RN a une ligne rouge, "l'entrée et l'adhésion de l'Ukraine à l'Union européenne". Jordan Bardella s'oppose "à toute forme d'élargissement" qui "fragiliserait les économies européennes et l'agriculture française", appelant à la prudence sur ce sujet.

SUR L'AGRESSIVITÉ DE LA RUSSIE

"Nous avons été les premiers à condamner la violation de la souveraineté territoriale de l'Ukraine par la Russie", rappelle Jordan Bardella. "La Russie conteste les intérêts français (...). Attention à ne pas franchir de ligne rouge", dit-il, évoquant la proposition d'Emmanuel Macron d'envoyer des troupes au sol en Ukraine.

NAVALNY

Jordan Bardella n'avait pas voté pour dénoncer les conditions de détention de l'opposant russe Alexei Navalny, mort la semaine dernière en Russie. Regrette-t-il ? "L'Union européenne chercher depuis des années à s'accaparer des compétences qui ne sont pas les siennes", se défend-il. "La diplomatie, la défense, les armées doivent rester une prérogative de l'État-nation et des États membres", dit-il. "Maintenant il est clair que la Russie a une responsabilité dans le décès d'Alexei Navalny", reconnaît-il, parlant de "conditions de détention inadmissibles".

SA VISION DE L'EUROPE

Jordan Bardella dit vouloir "changer les règles du jeu", "tout changer sans rien détruire". Pour dénoncer "les conséquences néfastes" sur la France des politiques décidées à Bruxelles, il prend en exemple "le pacte vert qui prône la décroissance agricole avec des normes toujours plus drastiques". Une mesure qu'il dit "combattre depuis cinq ans". Il évoque également les accords de libre-échange avec les pays sud-américains et la Nouvelle-Zélande que dénonçaient les agriculteurs lors de leur mouvement de contestation. "Nous souhaitons notamment le patriotisme économique pour que dans les cantines françaises, on puisse consommer de la viande française. Aujourd'hui, l'Union européenne nous l'interdit", assure-t-il.

MEETING À MARSEILLE

Il n'y avait aucun drapeau européen derrière lui sur scène la veille. Mais Jordan Bardella répond "pas du tout" quand Julien Arnaud lui demande si c'est un signe qu'il souhaite se débarrasser de l'Europe. "J'ai vu cette polémique, je la trouve dérisoire", dit-il. "Le grand drame" aujourd'hui, c'est "de ne pas aimer suffisamment" le drapeau tricolore selon lui. "J'assume : c'est la France d'abord et l'Europe ensuite".

BARDELLA SUR L'IVG

Marine Le Pen fait partie des 780 parlementaires à avoir voté en faveur de l'inscription de l'IVG dans la Constitution. "Une majorité du groupe Rassemblement national" s'est prononcé en faveur, rappelle Jordan Bardella, notant qu'"aucun mouvement politique d'ampleur" en France ne remet en cause le droit à l'avortement. "Nous devons refuser qu'une seule femme en France puisse un jour s'inquiéter voir l'un de ses droits reculer", dit-il. Il souhaite que l'État s'engage sur la sécurité des femmes et leur accès aux soins.

EN CAMPAGNE

C'était hier, à Marseille. On vous résume le premier meeting de Jordan Bardella pour les Européennes avant son interview dans le 20H ce soir.

Il a les yeux rivés vers le 9 juin. Tête de liste du Rassemblement national aux élections européennes, Jordan Bardella a lancé la campagne de son parti ce dimanche lors d’un meeting organisé à Marseille, en présence de Marine Le Pen. "Il n’y a pas d’autre option que la victoire", a-t-il déclaré, assurant que le jour du scrutin devait être "le jour 1 de l’alternance" face au "grand effaceur" Emmanuel Macron.

J’assume : c’est la France d’abord et l’Europe ensuite"
Jordan Bardella au 20H

"J’assume : c’est la France d’abord et l’Europe ensuite", a-t-il répondu dans le 20H ce lundi 4 mars à Julien Arnaud qui l’interrogeait sur l’absence du drapeau européen sur scène avec lui la veille. Jordan Bardella assure vouloir "changer les règles du jeu" à Bruxelles, "mais sans rien détruire". Son crédo ? "Le patriotisme économique", qu’il agisse sur le quotidien des agriculteurs ou sur le contenu des assiettes dans les cantines pour les enfants. 

Sur la question de l’Ukraine, il a rappelé les lignes rouges que son parti ne souhaite pas franchir. Il s’oppose ainsi à l’envoi de troupes au sol mais aussi à une adhésion du pays dirigé par Volodymy Zelensky dans l’Union européenne. Une option qui "fragiliserait les économies européennes et l’agriculture française" selon lui.

Retrouvez les temps forts de l'entretien ci-dessus.


La rédaction de TF1info

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