Le second quinquennat d'Emmanuel Macron

"Écoles du futur" : Emmanuel Macron veut généraliser le dispositif testé à Marseille

La rédaction de TF1info
Publié le 2 juin 2022 à 13h37
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Source : CHRISTIAN HARTMANN / POOL / AFP

En visite à Marseille ce jeudi, Emmanuel Macron a dit vouloir généraliser les "écoles du futur" expérimentées dans la cité phocéenne.
Elles doivent notamment permettre aux directeurs d'établissements de recruter leurs équipes pédagogiques, et donner plus de liberté et d'autonomie à ces dernières.

Marseille comme laboratoire pour les "écoles du futur". Ce jeudi, le président de la République a indiqué vouloir généraliser sur tout le territoire les établissements scolaires d'un nouveau genre expérimentés dans la cité phocéenne. "Notre ambition avec Monsieur le Ministre, c'est dans les prochains mois de pouvoir généraliser cette approche", qui consiste à mettre des moyens tout en donnant "plus de liberté aussi pédagogique aux enseignants", a expliqué Emmanuel Macron, lors d'une visite en compagnie du ministre de l'Education Pap Ndiaye dans l'école Menpenti de Marseille, l'un des 59 établissements retenus pour l'expérimentation.

Le chef de l'Etat avait lancé l'idée d'"école du futur" en septembre 2021 lorsqu'il avait présenté le plan d'urgence "Marseille en grand", destiné à aider la deuxième ville de France, où le taux de pauvreté dépasse 50% dans certains quartiers, à rattraper son retard. "L'école du futur" doit permettre aux établissements de financer un projet innovant autour de la culture, des langues, de l'environnement ou des sciences en donnant aux directeurs d'école la possibilité de participer au recrutement de leur équipe pédagogique. Selon l'Elysée, l'objectif est de donner "davantage de liberté et d'autonomie aux équipes pédagogiques pour bâtir un système scolaire plus juste et plus inclusif".

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L'expérimentation marseillaise suscite beaucoup d'interrogations, notamment l'idée que les directeurs d'école puissent choisir leur équipe, un changement profond du modèle de l'Éducation nationale. Emmanuel Macron a d'ailleurs été accueilli par des manifestants, postés près de l'école. "L'Education nationale n'est pas une somme de 'start-ups'", assène Stéphane Crochet, secrétaire général du SE-Unsa, qui s'inquiète que le nouveau ministre ne "se retrouve avec un chemin extrêmement balisé" et que l'expérimentation ne soit généralisée. "Cette expérimentation remet gravement en cause le caractère national de l'École publique, le statut de fonctionnaires d'État des enseignants, l'égalité de traitement des personnels dans leur demande de mutation", renchérit la Fédération FO de l'Enseignement (FNEC FP-FO).

D'autres pointent le risque d'une "école à deux vitesses", avec des établissements mieux dotés que d'autres et pas forcément situés dans des quartiers défavorisés.


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