"Horizons", le nouveau parti d’Édouard Philippe

"C'est une histoire de poils, ça va, quoi !" : Edouard Philippe s'explique sur son changement d'apparence

par T.G.
Publié le 2 février 2023 à 23h33
JT Perso

Source : Sujet TF1 Info

Édouard Philippe s'est expliqué sur l'alopécie dont il est atteint, laquelle provoque une perte de cheveux et de poils.
Il a assuré qu'elle ne l'empêchait pas "d'être extrêmement ambitieux pour [son] pays".

"Cela n'est ni douloureux, ni dangereux, ni contagieux, ni grave". Édouard Philippe a tenu à dédramatiser ce jeudi soir l'alopécie dont il est atteint. Une maladie difficile à dissimuler, puisqu'il s'agit d'une perte de cheveux et de poils. Son changement d'apparence est d'ailleurs largement commenté, notamment au sein de la classe politique française. L'ancien hôte de Matignon l'assure : cela ne l'empêche pas "d'être extrêmement ambitieux pour [son] pays".

"Voilà ce qui arrive : j'ai perdu mes sourcils, et je crois qu'ils ne reviendront plus", a expliqué, en ôtant ses lunettes, l'ancien Premier ministre lors d'un entretien accordé à BFMTV ce jeudi soir. Une première à la télévision pour celui qui ne s'était jamais exprimé sur cette maladie auto-immune qui affecte le système pileux. "Ma barbe est devenue blanche, elle tombe un peu, les cheveux aussi. La moustache est partie, je ne sais pas si elle reviendra, mais ça m'étonnerait. Je suis atteint de ce qu'on appelle l’alopécie", a poursuivi Édouard Philippe.

"Il y a beaucoup de gens qui vivent des choses beaucoup plus difficiles en France"

"J'aurais aimé (..) peut-être espéré que ça ne soit pas un sujet. Mais je suis bien obligé de constater qu'il y a beaucoup de gens de bonne foi qui me regardent, qui voient ça, qui se posent des questions", a reconnu Edouard Philippe, dont l'évolution des traits suscite nombre de commentaires et de spéculations dans la classe politique, singulièrement au sein de la majorité. "Vous trouverez toujours des gens un peu misérables pour expliquer que derrière ça, il y doit y avoir quelque chose d'un peu plus sérieux. C'est la vie", a balayé le maire du Havre.

Il a tenu à relativiser son cas : "Il y a beaucoup de gens qui vivent des choses beaucoup plus difficiles en France". Et "j'en souffre à 52 ans. (...) Un adolescent, une adolescente frappée d'alopécie à 15 ans, c'est une tout autre histoire", "moi j'ai de la chance", a-t-il dit. "C'est utile de dire qu'une alopécie, c'est quelque chose qui peut se déclencher très jeune ou très vieux, que c'est une perte de la pilosité". Et "j'ai la chance (...) de pouvoir dire à ceux qui souffrent d'alopécie que l'essentiel, ça n'est pas la façon dont on les regarde, c'est ce qu'ils sont". 

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Cette maladie peut-elle handicaper la suite de sa carrière politique, notamment dans la perspective d'une élection présidentielle de 2027 ? "Je ne crois pas du tout". "Je pense que les Français peuvent être curieux de ce qui arrive, interrogatifs", reconnaît le maire du Havre qui s'explique "en totale transparence" et ne compte pas "passer [son] temps à parler de ça non plus."


T.G.

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